Natixis engrange une collecte record au premier trimestre
Le premier trimestre 2015 a été faste pour les gestionnaires d’actifs français. Tout comme Amundi, Natixis a enregistré une collecte record dans cette activité. Elle a atteint 19 milliards d’euros (17 milliards hors monétaires), dont 8 milliards en Europe et 11 milliards aux Etats-Unis. Les encours se montent à 820 milliards d’euros au 31 mars contre 736 milliards à fin décembre. Ils n’intègrent pas encore DNCA Finance, dont l’acquisition doit être bouclée d’ici au 30 juin.
«Nous avions prévu de collecter 75 milliards d’euros entre 2014 et 2017. Nous avons fait 28 milliards l’an dernier, et 19 milliards au premier trimestre. Je ne pense pas que ce niveau-là ait un caractère pérenne, même si j’en serais heureux, mais la base d’encours et donc de PNB est là», a commenté Laurent Mignon, directeur général de Natixis.
Outre la collecte, la hausse est imputable à 47 milliards d’effets de change et de périmètre, Natixis étant très présent aux Etats-Unis, et à un effet marché de 18 milliards. Les revenus de la gestion d’actifs, à change constant, progressent de 14% à 639 millions d’euros. Le modèle de multi-boutiques américaines de Natixis tourne à plein: hors plate-forme de distribution centrale, les encours aux Etats-Unis (443 milliards d’euros) dépassent de 70 milliards ceux de l’Europe. Le PNB qui y est dégagé (408 millions) est 2,7 fois plus élevé, le mix-produit, très tourné vers les actions, étant beaucoup plus favorable outre-Atlantique.
Le résultat avant impôt de la banque de grande clientèle a par ailleurs crû de 9% à 253 millions. Au total, Natixis engrange un résultat net de 287 millions d’euros, impacté par la nouvelle norme comptable IFRIC et par la contribution de la banque (48 millions) au Fonds de résolution unique (FRU).
Le groupe BPCE dans son ensemble totalise un résultat net de 626 millions, en baisse de 15% sur un an, pour cause de normes comptables (135 millions), de contribution au FRU (146 millions) et de provisionnement des titres de la banque autrichienne Heta Asset Resolution (93 millions en résultat net) détenus par le Crédit Foncier. Le produit net bancaire des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires croît de plus de 3%, une rareté dans le paysage français.
Mais François Pérol, le président du groupe, a joint hier sa voix à celles de la Banque de France et du Crédit Agricole au sujet des taux trop élevés du Livret A et du PEL. «La structure des taux de l’épargne réglementée en France n’est plus la bonne», a-t-il estimé.
Plus d'articles du même thème
-
La tech tremble en Bourse sur fond de menace chinoise et de surinvestissement
Le secteur des semiconducteurs a encore été malmené ces dernières heures. L’irruption de concurrents chinois et des interrogations sur l’ampleur des dépenses de certains acteurs inquiètent. -
Bridgepoint signe un LBO dans la cybersécurité
Le fonds britannique entre au capital de l’éditeur belge de logiciels Lansweeper, marquant le premier LBO majoritaire de l’entreprise. -
BioMérieux réduit ses ambitions pour 2027 et 2028
Le laboratoire vise désormais une croissance organique annuelle comprise entre 3% et 6% pour les deux prochaines années. -
Michelin réaffirme ses objectifs annuels dans un contexte «compliqué»
Le fabricant de pneumatiques prévoit une progression de son résultat opérationnel des secteurs à périmètre et taux de change constants par rapport à 2025, et une génération de cash-flow libre avant acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros. -
La croissance d'Air Liquide a accéléré au deuxième trimestre
Le groupe a également enregistré une amélioration de sa rentabilité. Les dirigeants confirment leurs objectifs pour l'ensemble de l'année. -
Safran profite de la vigueur de ses activités de services pour moteurs civils
Les dirigeants ont relevé leurs ambitions annuelles après une forte hausse des résultats du groupe sur les six premiers mois de l'année.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
- La Commission des sanctions de l’AMF inflige 420.000 euros d’amendes à Uzès Gestion et ses ex-dirigeants
Contenu de nos partenaires
-
L'air du largeGéopolitique fiction (2) – Proche-Orient 2027 : brouillard généralisé
Continuons notre courte liste de scénarios perturbants et de politique fiction qui pourraient survenir l'an prochain sur la scène internationale -
La City contre-attaqueMais qu’est devenue l’idée d'un « Singapour-on-Thames » à Londres ?
SERIE. Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations de la City, depuis le Brexit puis le Covid qui ont ébranlé cette place financière, longtemps considérée comme sans rivale en Europe. Dans cet épisode, retour sur le projet d'un environnement règlementaire beaucoup plus souple, à l'image de Singapour. -
- 11 % à Séoul, - 4 % à Tokyo : pourquoi les Bourses asiatiques ont-elles lourdement chuté mardi ?
Mardi, les marchés asiatiques ont encaissé une nouvelle forte baisse dans un contexte d’inquiétudes sur le marché des semi-conducteurs et de l'IA