Natixis annonce 1,2 milliard d’euros de dépréciations
Bien que l’ayant prévu pour le 6 mars, Natixis prend les devants et a annoncé jeudi que son résultat net 2007 devrait être de l’ordre du milliard d’euros. Mais dans un communiqué, la filiale commune des Banques populaires et des Caisses d'épargne précise que ce résultat intègre l’impact de dépréciations liées à son exposition, directe ou indirecte, aux subprimes pour 817 millions d’euros, et à son exposition sur les rehausseurs de crédit américains pour 380 millions d’euros.
S’y ajoutent des éléments exceptionnels comme l’impact de la cession de CIFG, la filiale de rehaussement de crédit rachetée par ses deux grands actionnaires, pour un montant confirmé de 369 millions d’euros en net, et des charges de restructuration.
Les éléments exceptionnels négatifs sont pour une très large part compensés par des positifs comme une plus-value sur la cession de l’ancien siège opérationnel de Natexis Banques populaires et des profits de restructuration de l’activité gestion d’actifs.
Natixis avait dégagé sur les neuf premiers mois de 2007 un bénéfice net, part du groupe, de 2 milliards d’euros. Ce qui implique une perte de 1 milliard pour le quatrième trimestre.
Dans son communiqué, la banque précise qu’elle proposera à son assemblée générale annuelle un dividende correspondant à 50 % du bénéfice net définitif et que son ratio tier one devrait ressorti à au moins 8 % au 31 décembre 2007, soulignant qu’elle ne prévoit aucune augmentation de capital.
Un directoire modifié pour une situation difficile, Natixis a annoncé jeudi les nominations de Jean-Pascal Beaufret et Jean-Marc Moriani à son directoire, que quitte Anthony Orsatelli.
Dans un communiqué, la banque précise que ce dernier « a choisi de donner une autre orientation à sa carrière ». François Ladam reste pour sa part au directoire jusqu’en mai prochain, faisant valoir ses droits à la retraite à ce moment là.
Natixis souligne que ses équipes ont mené à bien « tous les chantiers d’intégration en 2007 » et que le remaniement de son équipe dirigeante, toujours menée par le tandem Philippe Dupont (président du directoire) Dominique Ferrero (directeur général), permet de doter la banque d’un « management stable, capable de faire franchir à l’entreprise de nouvelles étapes et adapté à un environnement devenu plus exigeant ».
Les Caisses d’Epargne, dont le président du directoire Charles Milhaud préside le conseil de surveillance de Natixis, n’ont plus de représentant au directoire de Natixis.
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