Michelin reste assez flou sur ses perspectives 2008
Le manufacturier prévoit une progression de ses ventes et de son résultat d’exploitation, mais ne donne guère d’indication sur sa marge
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre
Sans véritablement décevoir, les résultats de Michelin ont laissé vendredi les investisseurs sur leur faim. En témoigne le recul du titre de 2,84 %. Premier élément : bien qu’ayant absorbé une hausse des coûts externes de 142 millions d’euros ainsi qu’un impact de change de -217 millions, comme le montre la hausse de 22,9 % du résultat opérationnel (1,645 milliard d’euros), le groupe auvergnat a manqué le consensus Reuters en termes de marge opérationnelle. A 9,8 % (+1,6 point), elle reste inférieure de 0,4 point aux projections moyennes du marché.
Michelin a tout de même pris soin d’expliquer qu’il ne fallait pas y voir un souci opérationnel. Le décalage provient en fait d’une « charge ponctuelle de 74 millions d’euros liée à l’effet de l’application de la nouvelle loi de financement de la Sécurité Sociale française 2008, votée en décembre 2007, relative aux indemnités de fin de carrière ». En l’excluant, la marge serait bel et bien ressortie à 10,2 % grâce à l’effet qu’ont eu les volumes sur le résultat opérationnel (+200 millions) et à l’impact du maintien du mix à un niveau élevé (+548 millions).
Mais le marché s’est également montré réservé vis-à-vis du discours du fabricant de pneumatiques pour 2008. Le consensus Bloomberg anticipait une nouvelle progression de la marge autour de 10,5 %. Or, Michelin s’est contenté de rappeler l’engagement de marge de plus de 10 % de son plan Horizon 2010 et de prévoir pour cette année une progression des ventes et du résultat opérationnel. Seul véritable donnée chiffrée avancée pour 2008, les surcoûts liés à la hausse du prix des matières premières devraient atteindre les 200 millions d’euros, contre 72 millions en 2007.
Si cette publication a provoqué un trou d’air en Bourse, elle n’a pas pour autant suffi à remettre en cause l’optimisme fondamental affiché par les experts du secteur. Elle peut même selon certain représenter une belle opportunité d’entrée. Ainsi, Landsbanki Kepler juge que les progrès effectués par l’industriel sont très loin d’être intégrés dans le cours. Et pour le groupe, une marge de manœuvre demeure puisqu’il veut continuer à faire jouer son pricing power et assure qu’il « poursuivra ses efforts, en termes de gains de productivité et de réduction des frais de structure, pour améliorer sa compétitivité ». Les experts y croient, qui accordent au titre une marge de progression de plus de 65 %.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon