Métropole Gestion conserve ses objectifs de croissance en dépit de la crise
La société de gestion, qui a collecté 350 millions d’euros, vise 5 milliards d’encours d’ici à 2015 et renforce son équipe commerciale
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Virginie Deneuville
Métropole Gestion (Metropole) garde le cap au sein d’un environnement chahuté. La société de gestion conserve son objectif de 5 milliards d’euros d’encours, hors effet marché, à horizon 2015. Après avoir enregistré une collecte nette de 350 millions d’euros l’an passé, elle gérait 2 milliards d’euros à fin 2011.
A l’image du secteur, la société a toutefois connu une fin d’année difficile. «En juin, nos encours dépassaient notre pic historique (2,4 milliards en 2007, ndlr)», a indiqué hier François-Marie Wojcik, président du groupe. L’objectif de 5 milliards est «ambitieux. Nous n’anticipons pas une allocation plus favorable aux actions que l’an passé, ce qui signifie que nous allons devoir prendre des parts de marché», a poursuivi le dirigeant, dont la société aborde sa dixième année d’existence.
Dans cette optique, Métropole se réorganise. Après le départ fin 2011 de François Carlotti, recruté au poste de directeur du développement un an plus tôt, sur fond de divergences stratégiques, la direction générale revient à «un circuit de décision court» et s’articule désormais autour des deux fondateurs, François-Marie Wojcik et Isabel Levy, directrice de la gestion.
Métropole a également rajeuni l’état-major en s’appuyant depuis l’automne sur un cercle de «cinq dirigeants de la génération suivante», soit deux directeurs de la gestion et trois directeurs commerciaux. Au-delà de ces trois directeurs, «nous allons poursuivre le renforcement de l’équipe commerciale dans les semaines à venir», a indiqué Isabel Lévy, dont la société compte 35 collaborateurs.
Par ailleurs, Metropole a arrêté en novembre ses activités de multigestion en vue de se recentrer sur ses spécialités que sont la gestion value (sélection de valeurs décotées) en Europe, la gestion obligataire convertible et les mandats diversifiés.
La société, dont la France représente 81% des encours (55% visés à terme), garde l’accent sur le développement international. Elle couvre le Royaume-Uni, la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, et dispose également d’un bureau en Allemagne. «Nous réfléchissons à la meilleure façon de se positionner en Italie, qui est un marché compliqué en termes de référencement», ajoute Isabel Lévy, indiquant que cela pourrait passer par la création d’un bureau ou le recours à un distributeur.
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