Metro et Sainsbury apportent une éclaircie dans la distribution
Le britannique a rassuré avec ses ventes de Noël et ne voit pas de raison justifiée au pessimisme actuel sur le secteur
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Olivier Decarre
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas dans la distribution européenne. Mercredi, Marks & Spencer était venu ajouter au pessimisme ambiant avec des ventes en dessous des attentes. Hier, le ciel s’est quelque peu dégagé. Tout d’abord grâce à Metro. Le distributeur allemand a annoncé des ventes en hausse de 8,3 % (7,7 % en comparable) pour le quatrième trimestre 2007 et prévoit toujours une progression de 6 % à 8 % de son Ebit de 2007.
Mais c’est surtout du Royaume-Uni (où s’étaient essentiellement cristallisées les inquiétudes jusqu’alors) que sont venues les bonnes nouvelles. Espérée en moyenne à 3,5 %, la croissance en comparable des ventes de Sainsbury sur le dernier trimestre n’a pas déçu. A 3,7 %, elle a même été qualifiée par le directeur général, Justin King, de « bon résultat pour le trimestre de Noël et particulièrement compte tenu du niveau de concurrence durant cette période ». Mieux encore, la performance a été atteinte sans augmentation de la part de marché dans l’alimentaire, de 16,4 % selon les chiffres de Taylor Nelson Sofres. Ce qui suggère que le marché a assez bien résisté.
Justin King a d’ailleurs dit ne pas voir « de bonnes raisons » au « catastrophisme » actuel vis-à-vis des distributeurs. Un discours et des chiffres qui ont ramené un brin d’optimisme hier, même si Sainsbury reconnaît que « le budget des consommateurs est réellement sous pression » et que « le marché va continuer à être très concurrentiel ».
Pour Cantor Fitzgerald, il paraît en tout cas évident que « dans le secteur, les distributeurs alimentaires vont bien s’en sortir » du fait de leur aspect défensif. Carrefour s’est d’ailleurs dit « plus que serein » pour 2008.
En revanche, dans le non-alimentaire, le court terme pourrait s’avérer plus chahuté. Dans ses prévisions annuelles, Credit Suisse ne prévoit pas de redevenir plus positif avant la mi-2008 et avoue être « incertain sur l’ampleur et la durée du ralentissement de la demande au Royaume-Uni ». D’une façon plus générale, l’intermédiaire estime donc que les investisseurs vont certainement se réfugier vers les groupes défensifs et procycliques.
Enfin, à l’échelle du continent, Credit Suisse entrevoit des jours plus difficiles pour Inditex et PPR. Plus que des tendances de marché, le bureau évoque « des pressions croissantes sur les deux groupes pour qu’ils donnent plus de clarté à leur stratégie ».
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