Mark Carney envoie la livre sterling vers des sommets
Avec un resserrement monétaire en vue, la devise a brièvement franchi le cap de 1,70 face au dollar, un seuil important pour le marché des changes
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Alexandre Garabedian
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Le discours de Mark Carney à Mansion House a changé les perspectives de la livre sterling. En promettant le 12 juin au soir une hausse des taux plus proche que ne l’anticipent les investisseurs, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a donné un coup de fouet à la devise. Hier matin, celle-ci a brièvement franchi à la hausse le cap de 1,70 dollar, un sommet qu’elle n’avait pas touché depuis mai 2009.
Le Liffe, la Bourse des dérivés londonienne, a enregistré le 13 juin des records de volumes sur ses contrats short sterling.
«Depuis vingt ans, la zone des 1,70-1,72 a joué le rôle d’une sorte de pivot pour le taux de change livre-dollar, souligne Robert Lynch, stratégiste forex chez HSBC. C’est une formidable résistance, ce qui signifie qu’un franchissement durable à la hausse constituerait potentiellement un développement très significatif pour la devise». En 2009, la barrière de 1,70 avait joué comme limite à la hausse de la livre, tandis qu’en 2005, elle avait constitué un plancher face au billet vert.
Parmi les grandes banques centrales, qui prennent aujourd’hui des chemins monétaires divergents, la BoE est désormais la plus susceptible de relever ses taux la première, peut-être même dès la fin 2014. Ce différentiel de taux joue en faveur du sterling. Les propos de Mark Carney ont déclenché depuis vendredi une forte correction de la partie 0-10 ans de la courbe des swaps en livre, avec des écartements allant jusqu’à 17 points de base sur les maturités courtes. L’écart entre les rendements britanniques et américains à 2 ans s’est creusé à 40 points de base, le double de son niveau de mars.
Plusieurs économistes s’interrogent cependant sur le potentiel d’appréciation supplémentaire de la livre face au dollar. HSBC cite ainsi les risques politiques liés au référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et le déficit élevé du compte courant du pays. Face à l’euro, qui est tombé sous 0,80, le potentiel de raffermissement de la devise britannique est plus important, car la BCE vient d’annoncer des mesures d’assouplissement monétaire et n’en exclut pas d’autres.
Le prochain point d’attention des investisseurs sera la publication des minutes de la BoE, ce mercredi. Elle permettra de jauger le rapport de force entre «faucons» et «colombes» parmi les neuf membres du comité de politique monétaire de la banque centrale.
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