Malgré son déficit, la France bénéficie de la clémence de Bruxelles
Dans ses recommandations spéficiques aux pays membres, la Commission européenne se contente d’exhorter Paris à réduire son déficit public sous le seuil de 3% en 2015
Publié le
Agefi.fr
Malgré son incapacité à réduire son déficit budgétaire à 3% du PIB dès 2013, comme elle s’y était engagée, la France a échappé aux foudres de la Commission européenne (CE). Dans ses recommandations spécifiques aux pays membres (CSR) pour 2014-2015, rendues publiques ce lundi dans le cadre du «semestre européen», Bruxelles se contente d’exhorter Paris à réduire son déficit public sous le seuil de 3% en 2015, estimant que les annonces faites par le gouvernement français ces derniers mois (pacte de responsabilité, réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros d’ici à 2017 ...) vont dans le bon sens.
«Alors que le déficit gouvernemental général a diminué de son pic de 7,5% du PIB en 2009, il demeure l’un des plus élevés de l’UE. La France doit maintenir son engagement d’une discipline budgétaire en ramenant ce déficit sous le seuil de déficit excessif de 3% en 2015 afin d’assurer le retour de la confiance des marchés ...», martèle la Commission.
Selon la règle en vigueur dans l’Union européenne, les Etats membres dont le déficit dépasse 3% peuvent faire l’objet d’une procédure pour déficit excessif, avec à la clé une amende. Le Commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn a toutefois demandé au gouvernement français plus de détails sur les mesures qu’il compte mettre en oeuvre pour atteindre son objectif l’an prochain. Il a également souligné l’importance des réformes structurelles (mille-feuille administratif, système de santé ...).
Pour 2013, la France a affiché un déficit de 4,2%, selon l’Insee, bien supérieur à son objectif initial. Elle est d’ailleurs placée depuis un an «sous surveillance renforcée» par Bruxelles qui lui a accordé l’an dernier un délai de deux ans pour remplir ses engagements. Dans ses recommandations, la Commission a au passage dénoncé un «système fiscal français complexe et inefficace du fait de la grande variété d’exonérations, d’autorisations spéciales et de changements fréquents de législation».
Concernant les autres Etats membres, la CE a annoncé avoir mis un terme aux procédures disciplinaires qui avaient été initiées contre six pays en raison de leurs dérapages budgétaires et a indiqué que deux autres ont engagé les mesures nécessaires pour ramener leur déficit dans les limites fixées dans le cadre européen. Les six pays qui faisaient l’objet d’une procédure pour déficit excessif étaient l’Austriche, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, la Slovaquie et la République tchèque. Les deux Etats ayant remis leurs finances publiques sur les rails sont la Pologne et la Croatie.
Par ses recommandations, Bruxelles souhaite placer sous les projecteurs les trajectoires budgétaires des pays et établir un bilan de leurs réformes afin de renforcer leur croissance, leur compétitivité et la création d’emplois.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable