L’univers du crédit en zone euro est de plus en plus hétérogène
Les investisseurs souhaitant s’exposer aux marchés de crédit corporate de la zone euro sont confrontés à une double difficulté. D’une part, le niveau de rendement moyen de l’univers est historiquement faible (proche des 2,1%); d’autre part, le niveau moyen des spreads de crédit (ajusté des options) ne dépasse guère les 110 points de base par rapport aux obligations d’Etat de même maturité. Cette situation limite la capacité de la classe d’actifs à résister à une remontée sensible des taux d’intérêt.
Le graphique ci-contre montre pourtant que la crise - et la répression financière qui a suivi - a considérablement élargi la distribution des rendements au sein de l’univers du crédit corporate par rapport à ce qui prévalait en juin 2005. Quand on compare la distribution des rendements des émissions de l’univers d’investissement (1.815 au total), une proportion importante des émissions affiche désormais un rendement inférieur à 2% (47% des émissions); 9% du total des émissions affichent encore un rendement supérieur ou égal à 3,5%, le nombre absolu d’émissions étant supérieur à celui observé en 2005 (163 contre 125). C’est surtout la part des émissions se situant dans la fourchette de 3% à 3,5% de rendement qui a connu la plus forte réduction (28,7% à 7,5%).
En conséquence, les investisseurs capables d’assumer une prise de risque supérieure à celle de la moyenne de l’univers des émissions corporates de la zone euro (A-) et de se concentrer principalement sur les segments BBB et cross-over, peuvent ainsi viser un rendement proche des 4%. Ceci à condition d’être particulièrement sélectif sur les émetteurs retenus et de tolérer une approche plus concentrée que celle des gérants «core» traditionnels.
{"title":"","image":"80669»,"legend":"La crise a consid\u00e9rablement \u00e9largi la distribution des rendements du cr\u00e9dit corporate par rapport \u00e0 juin 2005.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Le Brent repasse sous 80 dollars
Le pétrole a connu mardi une nouvelle séance de baisse ramenant les cours à leurs niveaux de mi-juillet, alors que la perspective d’un accord pour la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz se précise. -
Le prix élevé des hydrocarbures alimente les bénéfices des producteurs mondiaux
Le résultat net trimestriel de BP, qui atteint 5,73 milliards de dollars, est au plus haut depuis près de quatre ans, tandis que celui d’Aramco a bondi de 44% à 32,7 milliards de dollars d’un an sur l’autre. -
Le marché de l’emploi se stabilise aux Etats-Unis
Les données du rapport Jolts de juin montrent un léger recul des postes à pourvoir mais une hausse des embauches et un nombre de licenciements inchangé. Une bonne nouvelle pour la Fed avant les données de juillet publiées ce vendredi. -
La Chine s'affiche en soutien majeur de l’or
La banque centrale chinoise a poursuivi ses achats de métal jaune. Désormais, les investisseurs institutionnels prennent le relais, en profitant de la baisse des cours. Une normalisation dans le détroit d’Ormuz permettrait un rebond encore plus marqué. -
Deux néo-SCPI capitalisent sur leurs patrimoines
Après Iroko, Reason et Osmo Energie rehaussent leur valeur de parts suite à l'acquisition de nouveaux actifs. -
La composition sectorielle n’aide pas les petites capitalisations
Alors que les places boursières européennes ont atteint de nouveaux records, les petites capitalisations accusent de nouveau un retard. Si la conjoncture a pu jouer, il s’agit aussi d’une question de composition sectorielle des indices.
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
- Amundi surfe sur une vague de records au deuxième trimestre 2026
- ICE frappe fort en rachetant la plateforme obligataire MarketAxess
- La purge des stratégies «momentum» se poursuit
Contenu de nos partenaires
-
Résultats trimestriels de SpaceX : l'heure de vérité pour Elon Musk
SpaceX dévoile ses premiers résultats trimestriels en Bourse mardi soir, alors que sa valeur a dévissé de moitié en deux mois. Elon Musk devra rassurer face à une dette colossale et des ambitions galactiques -
Deux salles, deux ambiancesCrise de Ceuta : le Maroc au défi de sa réalité sociale
Le royaume multiplie les grands événements et projets d'infrastructure, projetant une image de pays émergent. Son incontestable développement économique reste cependant profondément inégalitaire -
EditoPrésidentielle 2027 et ingérences russes : l'école, premier rempart de la démocratie face aux deepfakes
Après les algorithmes et les réseaux sociaux, le scrutin de 2027 sera le premier à l’heure de l’IA générative. Même si les précédentes campagnes connurent leur lot d’intox et d’infox, pour celle-ci, il va falloir plus que jamais trier le vrai du faux, se méfier d’éléments d’informations avérés mais… manipulés