L’optimisme du Panel Actions est en berne
Fin de l’euphorie sur les marchés actions! Alors que le Panel Actions relevait régulièrement ses prévisions sur les Bourses occidentales depuis le début de l’été, il vient de mettre un coup de frein à son optimisme. Début novembre, les gestions maintiennent leurs prévisions du mois dernier ou les réduisent légèrement. Si l’EuroStoxx 50 a rebondi de 13% depuis le début juillet 2012 et le CAC de 9%, les deux indices n’ont gagné que 2% en octobre.
De fait les résultats du troisième trimestre ont déçu, avec en outre des révisions à la baisse des perspectives bénéficiaires, notamment chez Renault, Peugeot, ou encore Saint-Gobain. Pour l’heure, «la croissance des bénéfices ressort négative et est même la plus faible depuis le troisième trimestre 2009», notait récemment BNP Paribas IP.
Aux Etats-Unis, le S&P 500 ne progresse que de 5% depuis le début de l’été, et recule même de 2% sur le mois d’octobre. La reconstruction après Sandy, l’élection présidentielle et les prochaines fêtes de Thanksgiving pourraient doper la consommation et stimuler les marchés actions. Atypique, Assya AM table sur un rebond de 15% en six mois de l’indice américain, puis sur une baisse de 9% sur le semestre suivant.
Tant sur le CAC 40, que sur l’EuroStoxx 50 et le S&P 500, le Panel Actions n’espère plus qu’une hausse de 4 à 5% à horizon six mois et de 9 à 10% dans un an. Un potentiel qui réside plus dans la faible valorisation des sociétés que dans les perspectives de hausse des résultats. La grande majorité des gestions ont opté pour le statu quo. Seul State Street a revu à la baisse l’ensemble de ses prévisions. Parmi les inaltérables optimistes, Swiss Life, Aurel BGC, Cholet Dupont et Lazard voient toujours le CAC 40 au moins à 4.000 points dans un an, soit une hausse de 15%. En revanche, Aberdeen estime que l’indice parisien sera toujours au même niveau dans un an.
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