L’Italie ne se retrouve plus qu'à un pas de la catégorie spéculative
La dégradation de la note du pays par S&P a été tempérée par les propos de Joerg Asmussen qui évoque une période de faible taux d’au moins un an
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Patrick Aussannaire
Après la crise politique au Portugal, les craintes sur la restructuration de la dette grecque ou chypriote, c’est au tour de l’Italie de se retrouver en zone de danger avec la dégradation d’un cran de sa note souveraine à BBB par S&P, avec une perspective négative. Le pays n’est ainsi plus qu'à un cran de la catégorie spéculative chez S&P comme chez Moody’s (Baa2), alors que Fitch lui octroie une note un cran au-dessus par rapport aux autres agences.
S&P s’attend désormais à une contraction du PIB de 1,9% en 2013, contre 1,4% prévu en mars et une croissance de 0,5% en décembre dernier. Dans ce contexte, la dette publique devrait progresser pour atteindre 129% du PIB à la fin de l’année, un des niveaux les plus élevés des pays notés par S&P. L’agence attribue la faiblesse de la croissance italienne aux rigidités des marchés du travail et des biens, et note que les coûts unitaires salariaux sont ceux qui ont le plus progressé parmi l’ensemble des pays de la zone euro, pesant ainsi sur la compétitivité de l’économie italienne.
«Cette décision intervient au moment où le rendement des obligations des pays périphériques commencent à s’écarter et où ceux des obligations italiennes sont proches de leur plus haut niveau de l’année», rappelle Citigroup. Hier, le taux italien à 10 ans progressait de 3 points de base, à 4,41%. Il reste néanmoins inférieur aux 6,71% atteint en juillet 2012. Le Trésor italien va adjuger 9,5 milliards d’euros d’obligations aujourd’hui, et 6,5 milliards demain.
Des adjudications qui devraient néanmoins bénéficier des propos tenus hier par Joerg Asmussen, membre du directoire de la BCE, qui a précisé dans un entretien accordé à Reuters que la période prolongée de taux d’intérêt faibles garantis par l’autorité évoquée jeudi dernier par son président Mario Draghi, sera supérieure à douze mois. Et de préciser que la BCE n’exclut pas un nouveau programme LTRO, et «dispose d’un arsenal d’outils non conventionnels à sa disposition qui peuvent être déployés si et quand le besoin s’en fera sentir».
«La série de signaux positifs provenant de la BCE, de la Troïka en Grèce et du contexte politique au Portugal ont apporté une stabilité retrouvée aux marchés périphériques», estime CA-CIB. Le gouvernement grec a soumis hier soir au Parlement le projet de loi censé prouver à la Troïka sa détermination à respecter les conditions posées au versement de la prochaine tranche d’aide. L’euro est tombé hier à 1,2755, son plus faible niveau depuis le 4 avril.
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