L’Italie efface l’effet sur les marchés des élections législatives
Le blocage institutionnel en Italie est oublié des marchés, ou presque. Aucun gouvernement n’a encore pu être formé depuis les élections législatives de février, et Pier Luigi Bersani, le leader du Parti démocrate arrivé en tête à la chambre basse du parlement, a même dû démentir hier des rumeurs de scission de la formation de centre gauche. Le processus de désignation du nouveau président de la République démarre pour sa part le 19 avril. Cela n’empêche pas le rendement italien de retomber à son plus bas niveau depuis les élections des 24 et 25 février dernier.
Le taux de l’emprunt d’Etat (BTP) à 10 ans atteignait hier 4,31%, sous les 4,43% du 22 février. Il avait touché les 5% en séance à la fin de ce même mois. Malgré la ruée du début avril sur l’obligataire souverain qui a permis aux prix du Bund d’atteindre de nouveaux sommets, l’écart de rendement entre les papiers italiens et allemands a cassé le 10 avril à la baisse le plancher symbolique des 300 points de base. Un seuil au-dessus duquel le spread évoluait depuis le 26 février, avec un pic à 350 pb.
L’Italie en a profité hier pour lever sans difficulté 7,17 milliards d’euros. Le Trésor a placé 4 milliards d’euros d’un nouvel emprunt à 3 ans, soit le maximum de la fourchette visée, un rendement moyen de 2,29%, contre 2,48% lors de la dernière opération de maturité comparable le 13 mars et 2,21% de rendement moyen depuis le début de l’année. La bonne demande s’explique aussi par le fait que les nouveaux titres, de maturité mai 2016, étaient jugés bon marché par rapport aux titres existants d’échéance décembre 2015. Rome a aussi adjugé 1,67 milliard d’euros de titres à échéance 2028 et à un rendement de 4,68%, et 1,5 milliard de certificats à taux flottant.
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