Remontée du prix du pétrole oblige, nombreux s’inquiètent d’un risque inflationniste qu’ils pensent être immédiat. Ces craintes sont précipitées d’un point de vue conjoncturel : l’économie mondiale ne connaît qu’une reprise graduelle et les coûts salariaux unitaires augmentent de moins de 2% par an dans les principales économies de la planète, où les taux de chômage restent bien trop élevés.
Reste donc l'éventualité d’un risque inflationniste induit par la politique monétaire, puisque les dernières mesures prises par la BCE (LTRO) et la BOE (nouveaux achats de Gilts) feront enfler la base monétaire mondiale de quelque 8% cette année, et que certains émergents (Brésil) recommencent à accumuler des réserves de change.
Depuis le lancement des programmes d’assouplissement quantitatif, la liquidité n’a pas été inflationniste, dans la mesure où la fragilité des banques et la faible solvabilité des emprunteurs ne permettaient pas de la transformer en crédit à l’économie. Cette situation ne va pas changer rapidement, mais deux cas de figure se dessinent aujourd’hui:
1/ soit la reprise de l’économie est forte, le chômage reflue rapidement et la solvabilité des ménages se redresse. Alors les banques redistribueront du crédit et le risque inflationniste se révélera.
2/ soit la reprise de l’économie est laborieuse, ponctuée de bulles (lorsque la liquidité est utilisée par les marchés financiers) qui interrompront la reprise, et longue car tirée par des transformations de l’appareil productif (Etats-Unis) et du cadre institutionnel (Europe). Les taux de chômage resteront alors encore longtemps élevés. La solvabilité des ménages ne se redressera pas rapidement et la liquidité pourrait être reprise par les banques centrales avant que l’inflation ne réapparaisse.
On est aujourd’hui encore dans le deuxième cas de figure. Au regard de l’évolution des provisions sur prêts non performants et des taux de chômage, environ deux ans de consolidation des bilans semblent encore être nécessaires avant d’envisager un changement de paradigme.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le chiffre d'affaires de l’éditeur de ChatGPT a atteint 6,7 milliards de dollars au cours du trimestre clos en juin, contre plus de 11 milliards pour son challenger Anthropic. Les deux géants de l'IA préparent leurs introductions en Bourse, prévues dans les prochains mois.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
SERIE. Pour l'Opinion, l'entrepreneur et investisseur français spécialiste des cryptomonnaies, fondateur de Ledger, s’est glissé dans la peau du locataire de l’Elysée. Il réduirait drastiquement et à grande vitesse la place de l'Etat dans tous les domaines non régaliens
SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
Le président américain pousse auprès de ses conseillers pour une rencontre avec le dictateur nord-coréen à l’automne, rapporte en exclusivité le Wall Street Journal.