«L’inflation déjà très basse en zone euro pourrait encore faiblir»
Jean-Luc Proutat et Alexandra Estiot, économistes chez BNP Paribas
Publié le
Solenn Poullennec
- L’Agefi : Avez-vous été surpris par la décision de la BCE ?
-Jean-Luc Proutat : Nous faisions partie de ceux qui anticipaient, pour le mois de mars, une ultime baisse des taux directeurs. Le choix du statu quo, qui n’est d’ailleurs pas neutre (il contribue à faire monter l’euro), nous a donc un peu surpris. D’autant que la remontée promise de l’inflation n’est pas acquise. La BCE est l’une des rares banques centrales encore confrontées à une érosion de la masse monétaire dans le PIB. Or il existe un lien étroit entre le comportement de M3 et celui des prix. Il indique que l’inflation, déjà très basse, pourrait encore faiblir. Notre propre scénario exclut un passage en territoire négatif. Reste que, pour s’en assurer, la BCE aurait très bien pu accroître son soutien monétaire à l’économie.
- Pensez-vous que la Fed pourrait faire une pause dans son repli de l’assouplissement quantitatif (tapering) ?
-Alexandra Estiot : Janet Yellen a déclaré que, pour envisager une pause ou un ralentissement du «tapering», il faudrait une détérioration significative des perspectives. S’il est difficile aujourd’hui de statuer avec certitude sur l’état de la conjoncture américaine, sa faiblesse en début d’année ne remet pas en cause l’amélioration des perspectives. D’une part, l’hiver très froid pourrait être à l’origine de la baisse de régime. D’autre part, toutes les données n’envoient pas le même message. Ce qui est indéniable, en revanche, est la puissance du frein budgétaire qui se lève, doucement au niveau fédéral, plus rapidement au niveau des Etats et collectivités locales. S’il ne faut pas attendre une croissance à 3% avant l’an prochain, l’accélération sera notable avant l’été, et le «tapering» pourra continuer.
La société est l'une des rares à proposer des offres de gestion sous mandat en crypto-actifs distribuées auprès des CGP. Elle compte 15 millions d'euros d'encours.
Le design extérieur de la voiture, élaboré par une équipe extérieure au studio de design Ferrari, semble déplaire aux puristes. L'action chute de plus de 8%.
L’inflation s’accélère au Japon et le gouvernement prévoit de nouvelles dépenses pour soutenir les ménages. De quoi agiter les investisseurs qui parient sur une hausse de taux dès le mois prochain.
La production de blé aux Etats-Unis est attendue en forte baisse, mais cela ne devrait pas affecter le niveau mondial grâce à une situation saine en Europe.
Le fabricant d’armes franco-allemand a enregistré une croissance de 16% en 2025 et son carnet de commandes a bondi de 40%. La cotation à Paris et Francfort est toujours en vue.
Contrairement aux producteurs de pétrole, le groupe d'ingénierie ne bénéficie pas de la hausse du cours de l'or noir et ses activités sont pénalisées à court terme par la guerre. Elle pourrait néanmoins être synonyme de nouvelles opportunités, notamment dans le gaz naturel liquéfié.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Roland Lescure et David Amiel missionnent quatre économistes pour faire la lumière sur l'évolution à venir des finances publiques et les multiples contraintes qui pèsent sur les dépenses
Loups, élevages, organisation des filières... Les députés ont encore des sujets très clivants à traiter dans le projet de loi d'urgence agricole. Les amendements sont nombreux et le temps est compté