L’Inde verrouille l’accès à son marché obligataire pour les investisseurs étrangers
La RBI a maintenu le quota, pourtant épuisé, qui leur est imposé sur leurs achats d’obligations locales, afin de limiter l’appréciation de la roupie.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
L’Inde cherche à préserver la stabilité de la roupie. La RBI a décidé de ne pas relever le quota pourtant épuisé de 30 milliards de dollars attribué aux investisseurs étrangers, dont 5 milliards sont réservés aux investisseurs de long terme, dans le marché des obligations d’Etat ayant une maturité résiduelle supérieure à 3 ans, et de n’autoriser que le réinvestissement des coupons. Des restrictions étendues aux obligations d’entreprises, les investisseurs étrangers ne pouvant acheter davantage de titres dans des fonds monétaires, seules les ventes d’obligations de maturité résiduelle inférieure à 3 ans à des investisseurs locaux étant possibles.
Le gouverneur de la RBI, Raghuram Rajan, a également incité les sociétés indiennes, dans un entretien à Bloomberg, à limiter les émissions en devises étrangères non couvertes à court terme qu’il qualifie de «roulette russe» compte tenu du risque de change sous-jacent dans un contexte international volatil. Les entreprises du pays ont émis un montant record de 18,8 milliards de dollars l’an dernier sur le marché international de la dette. Avec 242 milliards de dollars d’encours, le marché obligataire indien reste néanmoins sept fois plus restreint que le marché chinois, et quatre fois plus que le marché sud-coréen.
Ces mesures visent en premier lieu à assurer la stabilité de la roupie dans un contexte de faiblesse des taux en Europe et aux Etats-Unis, et éviter une trop forte volatilité à l’annonce du processus de normalisation monétaire de la Fed. Les entrées de capitaux ont atteint 359 millions de dollars sur la semaine achevée le 11 février, après un record de 1,7 milliard en janvier. Dans ce contexte, la roupie s’est renforcée de 2,6% contre dollar le mois dernier, avant de céder 1,2% depuis. «La forte chute de l’inflation a conduit à une hausse des taux courts réels en Inde», rappelle SG CIB.
Après un statu quo maintenu par la RBI depuis mai 2013, le taux repo a été abaissé mi-janvier de 25 pb à 7,75%. Parallèlement, si l’inflation s’est légèrement reprise à 5,1% après un plus bas de 4,4% en novembre, elle a néanmoins reculé de 350 pb depuis avril 2014, faisant ainsi grimper les taux réels à environ 250 pb, alors qu’ils étaient négatifs il y a un an.
Or, Raghuram Rajan a indiqué récemment qu’il vise des taux réels entre 1,5% et 2%, ce qui laisse une marge de manœuvre pour trois nouvelles baisses de taux d’ici à la fin de l’année à inflation constante, selon SG CIB.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Le fonds de dotation qui finance la fondation britannique de recherche et d'innovation Nesta a transféré un portefeuille en gestion passive d'actions internationales de 120 millions de livres.
Le renversement du «momentum trade» en juillet sur les semi-conducteurs, après un semestre d'excès, profite à d'autres stratégies. Les valeurs décotées et à faible volatilité prennent leur revanche.
Le groupe TF1-LCI, France Télévisions et BFMTV rivalisent de promesses pour diffuser les débats d’une primaire dont on ne connaît pas encore tous les candidats. Avec un objectif : renouer avec les cartons d’audience de l’époque où le PS faisait encore figure de favori à l’élection présidentielle.
Après avoir déposé un projet de loi contre les « faux contenus en période électorale », le gouvernement cherche à éviter que les candidats se financent à l’étranger.