«L’impact sur l’économie d’une baisse des taux de la BCE sera faible»
Vincent Guenzi, directeur de la stratégie chez Cholet Dupont
Publié le
Krystèle Tachdjian
- L’Agefi : Pensez-vous que la BCE va baisser ses taux directeurs lors de sa réunion du 2 mai ?
- Vincent Guenzi : Nous prévoyons depuis longtemps une baisse de 0,25%. Le ralentissement modéré en Allemagne donne à la BCE une nouvelle occasion de le faire, ce que les marchés anticipent depuis quelques jours. Cependant, l’impact sur l’économie européenne sera faible car la distribution de crédit est très atone. Celle-ci ne dépend pas que de l’offre, déjà facilitée par la politique monétaire, mais aussi de la demande de crédit. Or le contexte actuel incertain (rigueur budgétaire, hausse de la fiscalité, récession en Europe) pèse fortement sur les intentions d’achat ou d’investissement. Par ailleurs, l’endettement des ménages européens des PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) n’a pas assez baissé pour créer une nouvelle demande de crédit, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis. Une baisse des taux de la BCE aura un impact sur les marchés mais ce qui serait plus souhaitable, c’est l’activation du programme d’OMT afin de baisser les taux italiens et espagnols, et continuer à diminuer le niveau de risque en zone euro.
- Lors de sa dernière réunion, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux à 0,5%. Pensez-vous que le statu quo sera prolongé ?
- Nous n’attendons pas de nouvelle baisse des taux. En revanche, le gouvernement britannique et la BoE ont clairement indiqué que le recours aux instruments non conventionnels pourrait être renforcé. Mais la taille du bilan de la BoE a déjà quadruplé depuis septembre 2008 (plus que celui de la Fed). A montants inchangés, elle pourrait donc davantage cibler sa politique en faveur du financement des entreprises, ce qu’elle a commencé à faire.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...