L’ICMA met en avant le rôle essentiel de la fluidité du collatéral
Dans une étude publiée hier, l’Association des marchés de capitaux s’inquiète de la demande croissante qui pourrait entraîner des déséquilibres
Publié le
Patrick Aussannaire
Dans une étude publiée hier, intitulée «les risques systémiques du bridage de la fluidité du collatéral», l’International Capital Market Association (ICMA) met en garde contre les déséquilibres résultant de la hausse attendue de la demande de collatéral. Soutenue par un contexte où les investisseurs cherchent de plus en plus à se couvrir contre les risques de contrepartie en ayant un recours croissant aux marchés sécurisés, sur fond de nouvelles normes Bâle 3 et d’appels de marges pour les opérations sur le marché des dérivés OTC, l’ampleur de cette hausse reste néanmoins difficile à estimer.
Les estimations des besoins réglementaires de collatéral supplémentaire pour la compensation des opérations sur les dérivés OTC varient ainsi d’une fourchette basse de 100 à 200 milliards de dollars au FMI, à quelque 4.000 milliards anticipé par le Comité sur le système financier global (CGFS). Les estimations du Trésor américain se montent à un montant compris entre 800 et 2.000 milliards de dollars, celles de la BRI à 720 milliards, et celles de la Banque d’Angleterre (BoE) entre 130 et 450 milliards.
Dans le même temps, l’offre est largement issue des besoins de financement des Etats, des institutions financières et non financières, et des entreprises. Le CGFS estime la hausse totale des obligations d’Etat notées AAA et AA entre 2007 et 2011 à 7.700 milliards de dollars. En intégrant les titres d’Etat à court terme, les obligations d’entreprises notées au moins simple A et les titres sécurisés américains, ce montant atteint même 11.300 milliards. Pourtant, «la plupart de ce collatéral ne se retrouvera pas nécessairement dans le système, et pourrait être cloisonné, avec des investisseurs qui ne sont pas désireux, ou en mesure, de prêter», avertit l’ICMA.
Dans ce contexte, l’association met en avant l’importance de la fluidité du collatéral qui nécessite des infrastructures de règlement «robustes et efficaces», ainsi que des sources de financements bancaires capables de capter, gérer, mobiliser et mettre un prix sur ce collatéral. «Les risques systémiques qui montent en dehors de la réglementation, qui bride la fluidité du collatéral, auraient des répercussions larges et sévères, pas seulement pour les marchés financiers, mais aussi sur l’économie réelle», ajoute l’ICMA, qui prône une réglementation facilitant la fluidité.
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