L’Europe tente de faire sauter le verrou finlandais dans le dossier grec
Les directeurs du Trésor européens se réunissent aujourd’hui à Bruxelles pour traduire dans les faits les décisions du Conseil du 21 juillet
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Florence Autret, à Bruxelles
Au terme d’une «trêve» estivale plutôt chahutée, les négociations reprennent cette semaine à haut niveau au sujet du deuxième paquet d’aide à la Grèce. Aujourd’hui et demain, les directeurs du Trésor des Vingt-Sept et les banquiers centraux se réunissent à Bruxelles pour traduire dans les faits les décisions prises lors du Conseil européen du 21 juillet.
Ils devraient faire sauter le verrou que la Finlande a semblé vouloir poser sur le second plan grec. Helsinki avait obtenu d’introduire, dans les conclusions du 21 juillet, un engagement à la formulation sibylline concernant un «contrat de garantie» qui serait «mis en place de façon à couvrir le risque résultant, pour les Etats membres de la zone euro, des garanties qu’ils auront fournies à l’EFSF», le Fonds européen de stabilité. Fort de cela, le parlement finnois a demandé en août à recevoir des actifs en garantie en contrepartie de son engagement. Selon plusieurs sources convergentes, une solution est en passe d’être trouvée qui évite de rompre l’équilibre du paquet et de privilégier l’intérêt des contribuables finlandais.
Athènes fera également rapport sur les négociations concernant la participation du secteur privé. L’objectif fixé en juillet, de 90% des créanciers participant, n’a, semble-t-il, pas encore été atteint. Or cette participation est un pilier de l’accord du 21 juillet. Insuffisante, elle risquerait de le remettre en cause.
Par ailleurs, une foule de questions techniques reste à régler, par exemple sur la procédure et les moyens d’intervention du Fonds européen de stabilité sur le marché secondaire de la dette souveraine, un autre élément clé de l’accord. Ces travaux se poursuivront pendant plusieurs semaines, parallèlement à l’endossement des décisions du 21 juillet par les parlements nationaux. Le vote allemand est attendu fin septembre. En France, l’Assemblée nationale a commencé ses travaux la semaine dernière. Le Sénat lui emboîtera le pas jeudi.
Par ailleurs, la troïka, qui regroupe des représentants de la BCE, de la Commission et du FMI, a décidé de surseoir à son nouveau rapport attendu le 7 septembre. Selon une source européenne, les lenteurs dans la réorganisation de la collecte des impôts et les négociations salariales dans la fonction publique ainsi que l’indigence du programme de privatisation expliquent ce blocage. Or le feu vert de la troïka conditionne le versement de la prochaine tranche prévue ce mois.
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