L’Europe de la titrisation veut ramener les investisseurs vers ce type d’actifs
L’ESF, l’association professionnelle du secteur, planche avec les autorités sur les moyens d’améliorer la transparence de ces produits
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L’European Securitisation Forum (ESF), l’association des professionnels de la titrisation, se penche avec les investisseurs et les autorités de régulation sur les moyens de restaurer la confiance dans le marché des produits titrisés. Les émissions d’asset-backed securities (ABS), des titres adossés à des crédits hypothécaires ou aux cartes de crédit, ont été littéralement clouées sur place depuis la crise du surprime.
« Nous travaillons pour réinjecter des liquidités dans le marché du crédit immobilier », a indiqué hier Rick Watson, le patron de l’ESF. Mais le réveil de ce marché passe par une transparence financière qui donne des garanties aux investisseurs. «Les gens imaginaient que les obligations qu’ils avaient achetées étaient plus liquides qu’en réalité», souligne Rick Watson. Le manque de liquidité a conduit à son tour à une chute des valeurs de certains titres. « Nous devons être sûrs qu’il existe des procédures robustes en place pour permettre de valoriser ce que vous achetez », rajoute-t-il. Un effort de transparence que Bruxelles a réclamé avec force aux professionnels de la titrisation cet automne, en demandant des propositions pour le mois de janvier. Il s’inscrit dans une démarche plus générale des régulateurs mondiaux pour mieux encadrer l’industrie de la titrisation, et qui doit se concrétiser dans le courant de l’année 2008.
L’ESF compte notamment sur les banques, qui représentent la moitié de la base d’investisseurs dans les ABS, pour un retour à la normale du marché. «Il faut que les banques reprennent confiance dans ce marché», souligne Rick Watson. L’espoir du dirigeant est qu’une fois la crise absorbée dans le bilan des banques, celles-ci soient capables d’investir à nouveau dans le marché européen des produits titrisés, dont les sous-jacents, à la différence des crédits hypothécaires à risque américains, connaissent encore de bonnes performances.
En écho à ces propos, outre-Atlantique, le nombre de nouvelles demandes de crédits immobiliers a augmenté la semaine dernière aux Etats-Unis à son plus haut niveau en un mois, conséquence de la baisse des taux d’intérêt à leur plus bas de plus de deux ans (5,73 % pour un prêt à 30 ans) selon des chiffres fournis mercredi par la Mortgage Bankers Association (MBA).
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