L’Eurogroupe étudie l’extension des prêts à l’Irlande et au Portugal
L’Irlande et le Portugal demandent officiellement une extension de la maturité des prêts qui leur ont été octroyés par leurs créanciers internationaux afin de lisser dans le temps les pics de remboursement de leur dette publique. Aujourd’hui à l’Eurogroupe, cette requête sera discutée mais aucune décision formelle ne sera prise. «Il n’y a pas d’urgence», indique une source européenne, pour qui les deux cas ne doivent pas obligatoirement être traités en parallèle, étant donné les différences de calendrier dans le remboursement des dettes irlandaise et portugaise. Même si, compte tenu de la bonne marche des programmes irlandais et portugais, il existe une «prédisposition» des États membres à y répondre de manière positive, des travaux de nature technique sont nécessaires, note cette source. Parmi les questions posées figure l’ampleur de l’augmentation des maturités des prêts.
Demain, tous les regards seront tournés vers la délégation britannique qui rechigne à accepter le compromis trouvé, le 27 février, par les représentants du parlement européen et des États membres sur les textes transposant l’accord Bâle 3. Craignant pour l’attractivité de la City, Londres ne veut pas d’un plafond sur les bonus bancaires que le Parlement a obtenu de haute lutte. Selon l’accord provisoire, les bonus ne dépasseront pas la partie fixe du salaire annuel. Une majorité d’actionnaires de la banque concernée sera néanmoins autorisée, sous conditions, à relever ce ratio à 200%.
Bien que l’unanimité ne soit pas requise pour adopter ces textes, les Etats membres ne veulent pas passer outre la position du Royaume-Uni sur un dossier aussi stratégique pour l’industrie britannique. «Personne n’a intérêt à un pourrissement de la situation ni à isoler un Etat membre», note un autre diplomate. Reste que la présidence irlandaise, qui pilote les discussions, veut éviter que le Parlement, faute d’accord, décide d’approuver sa position en première lecture. Cette manœuvre risquerait de retarder l’adoption définitive de règles qui doivent être applicables avant que le mécanisme unique de supervision bancaire sous l’égide de la BCE soit opérationnel, au printemps 2014.
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