«L’essoufflement du S&P 500 est probable»

Christophe Besson, directeur de la gestion actions chez CM-CIC AM
Bruno de Roulhac

- L’Agefi: Pourquoi avez-vous réduit vos objectifs à six mois sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50 ?

- Christophe Besson: La dynamique des marchés européens repose beaucoup sur le reste du monde (dollar, croissance des Etats-Unis et des émergents) et peu sur les ressorts économiques internes. Cette dépendance rend plus aléatoire les prévisions de résultats et de croissance. De plus les doutes resurgissent à court terme sur la zone euro et, le temps que les grands projets se mettent en place (union bancaire…), les marchés peuvent rester sous tension. L’engagement de la BCE limite les risques à court terme et les niveaux de valorisation restent raisonnables, mais la volatilité est revenue. Au-delà, les marchés européens conservent leur potentiel qui passe par une «normalisation» déjà bien entamée et une revalorisation indissociable de l’éloignement des risques de déflation.

- Le S&P 500 peut-il durablement battre de nouveaux records ?

- Le marché américain vient de connaître une formidable performance depuis 2009. Croissance économique, chômage et inflation sont sous contrôle. Le pilotage de la Fed sur la sortie des rachats d’actifs se fait de manière progressive et sans nouvelle tension sur les taux. Du côté des entreprises les résultats continuent de croître à un rythme élevé. L’ensemble des voyants est au vert et la performance réalisée en atteste, ce qui réduit le potentiel de surprise positive dans les mois à venir. A ce titre, la croissance des résultats est stimulée par les rachats d’actions qui représentent, en montant, presque l’intégralité des bénéfices du S&P 500. L’essoufflement est probable.

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