L’Esma clarifie les exceptions aux limites des bonus des gérants
L’autorité a publié ses recommandations sur l’encadrement des rémunérations des gérants d’actifs prévu par la directive Ucits.
Publié le
Julien Beauvieux
L’Esma estime que les petits gérants ou ceux ayant des activités peu complexes peuvent être dispensés des limitations de bonus.
-
Crédit Fotolia.
Les nouvelles règles de rémunération des gérants d’actifs ont été publiées en fin de semaine dernière par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma). Dans le sillage de l’entrée en vigueur de la directive Ucits 5, le 18 mars, l’autorité devait en effet fournir au deuxième trimestre ses recommandations, qui s’imposeront aux régulateurs nationaux et aux sociétés de gestion à compter du 1er janvier prochain.
«Les recommandations assureront une application convergente de ces dispositions et offriront une orientation sur la gouvernance de la rémunération, les exigences en matière d’alignement des risques ainsi que sur leur publicité», indique l’Esma.
L’autorité a également procédé pour l’occasion à une révision du cadre des recommandations publiées en juillet 2013 concernant les rémunérations des gérants d’actifs, telles que les prévoit la directive AIFM.
Parmi les recommandations figure notamment le versement différé de 40% à 60% des rémunérations variables «selon l’impact que peut avoir le membre de l’équipe sur le profil de risque des fonds». Les recommandations ajoutent par ailleurs que ce «personnel identifié» devra recevoir au moins 50% de son bonus sous forme d’instruments financiers. Ce seuil minimum devra s’appliquer de la même manière entre la partie différée du bonus et la partie versée immédiatement.
Alors que l’EBA et le Royaume-Uni s’opposent sur la possibilité d’exonération totale d’une limitation similaire sur les bonus bancaires, l’Esma s’est par ailleurs saisie du sujet de la proportionnalité. L’institution, qui estime que les petits gérants ou ceux ayant des activités peu complexes peuvent être dispensés de ces limitations, n’a pour l’heure pas intégré de dérogation dans ses recommandations, comme le prévoient pourtant Ucits et AIFM.
« L’Esma considère que ces scénarios [de non-application des recommandations] devraient demeurer possibles dans certaines situations, et suggère dans une lettre aux institutions européennes qu’une clarification législative sur cette éventualité serait bénéfique à toutes les parties », indique l’autorité. L’Esma estime que des dérogations seraient également judicieuses pour les très faibles bonus.
Le directeur général de Luxembourg for Finance, Tom Théobald, analyse l'impact de dix ans de Brexit pour les différentes places financières du continent.
L’étude du cabinet d'audit et de conseil PwC estime que le secteur européen connaît un nouvel essor avec un accent mis sur les marchés privés, la gestion de patrimoine, la retraite et la distribution numérique. Toutefois, les pressions sur les marges restent importantes.
Les négociations sur le plan de départs qui va toucher environ 600 postes en France semblent tendues entre les organisations syndicales et la direction du groupe.
Arnaud Zegierman, sociologue, cofondateur de l’institut Viavoice
Face à la défiance rampante envers politiques et médias, un « complotisme soft » s’installe, minant la capacité collective à décider en pleine crise et fragilisant la démocratie à l’heure où tout se joue. Une société qui présuppose le mensonge de tous ses acteurs ne peut plus décider collectivement, ne peut plus réformer, ne peut plus avancer
Face à un épisode caniculaire intense, les Français souffrent, même si la Fête de la musique s’est bien déroulée, dimanche 21 juin. Au total, lundi, 49 départements sont placés en vigilance rouge canicule, et 40 sont en vigilance orange
Parfums de Marly inaugure une troisième adresse parisienne au cœur du Marais, VivaTech célèbre dix ans d’innovation avec LVMH en vedette, Polène fait entrer le rotin tressé dans l’univers du bijou… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle.