Les valorisations des obligations convertibles semblent toujours attrayantes
Instrument hybride par excellence, les obligations convertibles combinent le meilleur des deux mondes : d’un côté une participation à la hausse des marchés d’actions, et de l’autre une protection à la baisse grâce au plancher obligataire. Mais leur attrait ne s’arrête pas là. Après une correction en seconde moitié de 2014, les valorisations des obligations convertibles sont redevenues attrayantes d’un point de vue absolu comme relatif. Après la forte hausse des marchés d’actions depuis le début de l’année, et au vu des spreads de crédit qui restent pour le moins serrés, les valorisations des convertibles semblent encore avoir une marge de progression, notamment en Asie.
Par ailleurs, le marché des convertibles a beaucoup évolué au cours des dernières années, à la suite de la sévère correction de 2008. Il convient de noter ici que, alors détenu à plus de 75% par des acteurs de type hedge funds, le marché obligataire est aujourd’hui à plus de 80% investi par des gérants traditionnels de type long only. Ainsi, le marché est plus sain et moins volatil qu’il ne l’a été par le passé. De plus, le marché primaire a été très actif et de nombreux émetteurs sont venus au cours des six derniers mois élargir le gisement des possibles, offrant une diversification par secteur, pays ou qualité de crédit aujourd’hui très satisfaisante.
Enfin, et certains assureurs l’ont bien noté, les convertibles sont un instrument «regulatory-friendly» : si elles offrent une bonne exposition aux marchés d’actions, d’autant plus que l’on choisit une gestion à delta élevé, la charge en capital réglementaire imposée aux assureurs par Solvabilité II peut se voir réduire de plusieurs points par rapport à celle attachée aux investissements directs en actions.
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