Les tensions en Ukraine ont un impact limité sur ses voisins
Le rendement des obligations polonaises à 10 ans ne se tendait hier que de 4 pb, à l’instar de celui des titres russes libellés en dollars
Publié le
Patrick Aussannaire
Les rappels à l’ordre du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, promettant d’utiliser «tous les moyens nécessaires» pour restaurer l’ordre dans le pays, et les 2 milliards de dollars de titres ukrainiens libellés en euros que la Russie s’est engagée à racheter d’ici la fin de la semaine afin d’alléger la charge de sa dette à court terme, n’ont pas réussi à calmer l’inquiétude des investisseurs après une nuit sanglante de protestations anti-gouvernementales.
Le rendement des obligations arrivant à échéance en juin s’est tendu de 181 pb hier pour atteindre un record de 24,73%, et dépasse ainsi de 14,2 points de pourcentage celui des titres à échéance 2023. Les titres ont enregistré la plus mauvaise performance depuis le début de l’année, derrière l’Argentine et le Venezuela. Parallèlement, l’indice actions a chuté de 3,8% et 4,2% ces deux derniers jours.
Si la glissade de la hryvnia contre dollar a été limitée à 1% hier à 8,95, la dépréciation s'élève à 9% depuis le début de l’année, et les contrats «forward» à trois mois atteignaient 9,81 hier, soit une dépréciation supplémentaire anticipée de 10%. «La hryvnia pourrait chuter à 10 contre dollar ou même au-delà. La question est de savoir dans quelle mesure la banque centrale (NBU) pourra tolérer une telle décote», s’interroge Dmitry Polevoy, chef économiste chez ING à Moscou.
Malgré les 3 milliards de dollars versés par Moscou, les marges de manœuvre de la NBU semblent limitées avec des réserves qui ont fondu à 17,8 milliards de dollars fin janvier, après 1,1 milliard de remboursement de dette et 1,5 milliard d’intervention sur le marché des changes. Or, le pays doit rembourser un milliard en juin, et 17 milliards d’ici à 2015. La devise s’était reprise de 5% en une semaine après l’instauration de contrôles de capitaux et la dépréciation orchestrée le 6 février. Pour éviter une inévitable crise des dépôts en hryvnia, l’autorité pourrait renforcer les restrictions déjà imposées sur les changes, estime BNP Paribas.
La contagion aux pays limitrophes est en revanche limitée à ce stade. Si la Pologne, qui sert historiquement de trait d’union entre la zone euro et l’Ukraine, s’est inquiétée hier du dérapage de la situation, ses taux à 10 ans ne se tendaient que de 4 pb à 4,51%. Le rendement des titres russes à 10 ans libellés en dollars progressait de seulement 4 pb à 4,56%. Mais Moscou a annulé hier une adjudication de titres à 6 et 14 ans, faute de demande suffisante.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?