Les sociétés de gestion de taille moyenne progressent sur l’ESG
La prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance n’est pas encore la norme pour les sociétés de gestion françaises de petite taille et intermédiaires, mais leur progression sur ce point reste indéniable. C’est ce qu’il ressort d’une étude menée pour la deuxième année consécutive par EthiFinance auprès de 200 sociétés de gestion françaises qui gèrent moins de 5 milliards d’actifs cotés, à partir des informations publiques qu’elles mettent à disposition des investisseurs sur leurs sites internet.
Dans cette étude, EthiFinance constate que ces sociétés prennent davantage en compte les critères ESG en 2019 qu’en 2018. Même si 68% des gestionnaires présentent aujourd’hui une maturité sur le sujet qu’EthiFinance considère encore «faible» ou «limitée» (contre 80% en 2018), la société de conseil constate tout de même que le nombre de sociétés de gestion avec une démarche «avancée» a doublé en un an, passant de 6% à 12%.
De la même manière, le nombre de «leaders», qui affichent des démarches claires, structurées avec des politiques ESG bien déployées, est passé de 2 à 7% entre 2018 et 2019. La proportion de sociétés présentant un niveau «intermédiaire», c’est-à-dire ayant tout juste initié une démarche ESG reste quasiment stable, à 13% en 2019 contre 12% en 2018.
Les efforts sont donc bien réels, mais il reste encore du chemin à parcourir pour que les critères ESG soient correctement pris en compte chez la majorité des gestionnaires. En effet, 47% des sociétés étudiées présentent une maturité faible (contre 61% en 2018). Elles ne font donc que respecter l’article 173 de la loi de transition énergétique, qui exige des entreprises qu’elles déclarent leurs actions ESG ou, a minima, qu’elles explicitent clairement qu’elles ne font rien dans ce domaine. Or, précise le directeur du développement d’EthiFinance, Xavier Leroy, «l’AMF a rappelé cette année aux sociétés de gestion leur obligation de se conformer à l’article 173 de la loi sur la transition énergétique. Seules 5% des sociétés de gestion ne s’y conforment pas encore, contre 20% en 2018, et sont ainsi en contravention avec cet article 173».
De leur côté, les sociétés avec un niveau «limité», soit 21% des sociétés en 2019 (contre 19% en 2018), ne présentent pas de démarche ESG formalisées et se contentent de n’appliquer que quelques critères, comme celui des exclusions les plus classiques.
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