Les rémunérations poursuivent leur ascension dans la gestion alternative
Dans un contexte marqué par une inflation des actifs sous gestion, l’industrie de la gestion alternative doit suivre la cadence. Alors que les capitaux ont dépassé les 2.820 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année et que 68% des fonds alternatifs ont atteint leur plus haut historique entre le début de l’année et fin septembre, l’impact sur la rémunération des professionnels se fait sentir.
Selon un rapport réalisé par le cabinet Glocap pour Hedge Fund Research, celle-ci affiche une augmentation moyenne de 5% à 10% cette année par rapport à 2013. Les intervenants les mieux lotis sont les gérants de portefeuille pour le compte de grands fonds qui ont vu leur rémunération globale progresser en moyenne de presque 8% à 2,4 millions de dollars, suivis par les analystes (+ 5,2% à 372.000 dollars).
«Les pools de bonus des hedge funds ont continué à croître en 2014, gonflés par les commissions de gestion, même si les contributions liées à la performance sont plus variables. Mais les fonds alternatifs augmenteront encore les rémunérations pour conserver et attirer les meilleurs talents, tout particulièrement au moment où davantage de capitaux se déversent sur ce marché concurrentiel», explique Anthony Keizer, responsable de la practice gestion alternative chez Glocap.
Dans son rapport, le cabinet souligne une amplification des tendances déjà observées en 2013. «Conséquence de la compétition des autres fonds alternatifs, mais aussi du private equity, du capital-risque, et d’autres services financiers, les nouvelles évolutions pour les candidats retenus incluent des fenêtre d'évaluation plus courtes, une implication plus précoce des responsables des ressources humaines chez le recruteur et une probabilité plus élevée de recevoir des offres de la part de plusieurs sociétés», détaille le document.
En dépit de cette tendance, l’environnement a été tumultueux pour les fonds alternatifs en octobre. Leur rendement moyen, calculé selon l’indice HFRI, s’est élevé à seulement 0,09%. Les gains des stratégies macro, devises et equity hedge ont compensé les pertes des stratégies event driven et relative value arbitrage. Même si selon HFR, il est peu probable de voir la volatilité enregistrée en octobre persister au cours des prochains mois, la politique monétaire au Japon et l’affaiblissement des perspectives économiques en Europe ont poussé les gérants à s’ajuster rapidement à un environnement de marché dynamique.
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