Les régulateurs européens se félicitent des réformes de l’Euribor
Les régulateurs européens saluent les réformes mises en place pour renforcer la crédibilité de l’Euribor. Alors que celles-ci n’ont pas empêché de nouveaux départs du panel de l’indice interbancaire, l’organisation qui le publie, l’Euribor-EBF, espère proposer une alternative basée sur des transactions réelles d’ici à la fin de l’année.
Il y a un peu plus d’un an les autorités européennes des marchés et des banques (Esma et EBA) priaient l’Euribor-EBF, rattaché à la Fédération bancaire européenne, de revoir la façon dont était élaboré et supervisé l’Euribor. La mise en œuvre de leurs dix recommandations devait renforcer la confiance dans l’indice, éclaboussé par le scandale de manipulation des références interbancaires. Si «du travail doit encore être conclu le plus rapidement possible», l’EBA et l’Esma assurent dans un rapport publié hier que l’Euribor-EBF «a fait des efforts significatifs». L’organisation a par exemple réduit le nombre de maturités de l’Euribor de 15 à 8, a modifié sa gouvernance et a établi des codes de conduite.
Ces changements n’ont pas empêché des banques contributrices, comme Bank of Ireland récemment, de jeter l’éponge. «Je suis convaincu que les grandes banques qui sont dans le panel de l’Euribor y resteront. Avec 30 banques de différentes juridictions, on est encore très au-dessus d’autres benchmarks comme le Libor. Il n’y a pas de doute sur la qualité de l’Euribor», assure à L’Agefi, Guido Ravoet, directeur général de l’Euribor-EBF.
L’Euribor-EBF travaille depuis des mois à l’élaboration d’un indice alternatif basé sur des transactions réelles. Ces études ont été présentées cette semaine par la BCE à un groupe de professionnels. «Le but est de finir nos travaux sur un benchmark alternatif à la fin de cette année», explique Guido Ravoet. Et d’ajouter: «on est vraiment en avance et de loin par rapport aux autres juridictions».
L’indice alternatif n’inclurait pas seulement des données du marché interbancaire mais ausi celles du marché des certificats des dépôts. «Jusqu’à six mois il y a suffisamment de transactions pour avoir un benchmark qui n’est pas manipulable», assure Guido Ravoet. Les transactions sont moins nombreuses sur des maturités plus longues mais «on peut arriver à 12 mois à quelque chose de défendable».
Si elle parvient à établir une référence alternative, l’Euribor-EBF devra gérer une transition vers celle-ci. Ce qui pourrait se révéler très délicat.
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