Les prix des maisons aux Etats-Unis ont stagné en janvier
Les analystes restent très réservés sur les perspectives du marché alors que l’offre de logements demeure très importante
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Solenn Poullennec
En dépit des signes de reprise économique, les ménages américains ont en moyenne vu le prix de leur maison stagner en janvier. L’indice Case-Shiller publié par Standard & Poor’s pour vingt grandes villes américaines est ressorti à -0,04% en données ajustées des variations saisonnières par rapport à décembre. Le consensus s’attendait à une baisse de 0,3%. Sur un an, les indices pour les dix et vingt plus grandes villes des Etats-Unis baissent respectivement de 3,9% et 3,8%. «En janvier 2012, le prix moyen des maisons aux Etats-Unis sont revenus au niveau où ils étaient il y a presque une décennie au début de 2003», note S&P. Et depuis le pic atteint à l’été 2006, les deux indices ont chuté de 34,4%.
En données ajustées, Atlanta et Cleveland sont celles qui ont connu la plus forte baisse des prix en un mois de respectivement (-1,1%) et (-0,7%). Celles qui ont vu les maisons prendre le plus de valeur sont Phoenix (2%), Washington (1,7%) Miami (1,2%) et Minneapolis (1,1%). «Le fait que davantage de villes connaissent une augmentation des prix en décembre et janvier contraste avec les mois précédents», note l’analyste de Barclays Capital, Michael Gapen. Et d’ajouter : «Davantage de villes se trouvent à un tournant et devraient connaître des prix stables voire légèrement en hausse dans l’année à venir».
L’économiste de BNP Paribas, Yelena Shulyatyeva est moins optimiste : «Nous nous attendons à ce que les prix restent sous pression cette année même si la demande de maisons continue à s’améliorer. L’offre de logement est toujours écrasante». Selon elle, une baisse des prix des logements de 5% cette année pourrait réduire les dépenses des ménages et se traduire par une baisse de 0,15 point de pourcentage du PIB en 2012.
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