«Les obligations d’Etat des pays développés sont relativement chères»
Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée CPR AM
Publié le
Yves-Marc Le Réour
L’Agefi: Pourquoi sous-pondérez-vous le compartiment obligataire?
Malik Haddouk: Nous avons adopté depuis début 2013 une position défensive sur les obligations d’Etat, convaincus que cette classe d’actifs, principalement dans les pays développés, était relativement chère. Suite au communiqué de la Fed, nous avons accru cette sous-pondération en soldant totalement nos expositions sur les taux américains et les taux européens ex-EMU car une normalisation est définitivement en route. Nous conservons uniquement des positions sur les dettes court-terme des pays périphériques (Espagne et Italie) qui bénéficient d’un niveau de portage toujours attrayant, ainsi que sur le Japon car l’activisme de la BoJ devrait limiter le risque d’une violente remontée des taux.
Craignez-vous une volatilité élevée des marchés actions dans les prochains mois?
La volatilité a déjà fait sa réapparition après avoir été très faible pendant une assez longue période. Nous devrions assister durant l’été à d’autres phases temporaires de regain de volatilité dues à la nervosité des investisseurs et au début de la publication des résultats trimestriels. Les récentes statistiques américaines, témoignant d’un bon comportement de l’immobilier et d’un rebond du marché de l’emploi, devraient permettre aux entreprises de faire le point de manière plus précise sur leurs perspectives futures. Les statistiques en provenance de la zone euro et la normalisation des taux longs pourraient également apporter leur lot d’inquiétudes. Le comité FOMC fin juillet et la rencontre des banquiers centraux de Jackson Hole sont enfin susceptibles d’alimenter toutes sortes d’anticipations de la part des opérateurs de marché. Il faudra rester vigilant et adopter des postures très flexibles tout au long de l’été.
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