Les objectifs contradictoires de la Maison blanche entament un peu plus sa crédibilité
Barack Obama devrait présenter le 5 septembre une série de mesures pour l’emploi et pour une accélération de la réduction des déficits
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la rédaction
La Maison blanche est en quête de crédibilité. Barack Obama devrait présenter en septembre une série d’idées destinées à relancer l'économie américaine et à réduire le déficit, a annoncé mercredi la Maison blanche, mais les quelques éléments dévoilés jusqu'à présent semblent être un regroupement d’anciennes propositions. Il sera difficile pour le président américain de convaincre les électeurs et les marchés qu’il est en mesure d'éviter au pays un retour à la récession.
Le programme que Barack Obama doit annoncer irait au-delà de l’objectif de 1.500 milliards de dollars d'économies imposé au nouveau comité bipartite chargé de déterminer la manière de réduire les déficits. Selon de hauts responsables de l’administration américaine, Barack Obama demandera à nouveau au Congrès de prolonger les crédits d’impôts sur l’emploi salarié, ce qui selon la Maison blanche encouragerait les embauches. Les économistes estiment en revanche qu'étant donné la situation actuelle de l'économie, l’effet serait minime.
L’ensemble des propositions comprendrait également un programme d’investissement dans les infrastructures et des aides à certains secteurs et aux chômeurs de longue durée. Barack Obama est sous pression pour proposer des mesures neuves. Le chef d’Etat est en effet critiqué aussi bien par l’opposition que par certains de ses alliés, qui l’accusent de resservir d’anciennes propositions sur l’emploi. Selon les responsables, le président n’a encore pris aucune décision ferme sur le contenu de son discours du 5 septembre prochain et ses marges de manœuvre sont limitées par des objectifs contradictoires de relance de l'économie d’une part et de réduction des déficits d’autre part.
Barack Obama estime que le comité bipartite du Congrès chargé de définir les futures réductions des dépenses devra aller au-delà de l’objectif de 1.500 milliards de dollars qui lui a été fixé. Il proposera également un plan de réduction du déficit basé sur l’accord qu’il avait tenté de conclure avec les républicains du Congrès pour relever le plafond de la dette américaine. Ce plan aurait permis de réduire le déficit de 4.000 milliards de dollars, via 3.000 milliards d'économies ‑notamment en réduisant les versements du système d’assurance vieillesse Medicare‑ et 1.000 milliards de hausse des revenus, via une réforme fiscale.
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