Les mouvements se précisent dans le secteur des compagnies aériennes low-cost
TUI Travel et Lufthansa ont engagé des discussions pour marier leurs filiales respectives et opposer une vraie concurrence à Air Berlin
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Olivier Decarre
A l’automne dernier, Lufthansa avait renoncé à empêcher la reprise de Condor par Air Berlin. Pour autant, la compagnie historique allemande n’est pas décidée à laisser la main à Air Berlin sur le segment du low-cost. TUI Travel a annoncé hier être en discussions « depuis un certain temps » avec Lufthansa en vue de marier leurs filiales respectives TUIfly et Germanwings. Le but ? Opposer une véritable concurrence, notamment en Allemagne, à celui qui occupe la troisième place du segment en Europe derrière Ryanair et EasyJet. Un mouvement que souhaite opérer TUI depuis longtemps. De fait, en combinant plus de 21 millions de passagers et une flotte de 83 appareils, le rapprochement des deux compagnies viendrait talonner Air Berlin et ses 27,8 millions de passagers transportés.
Dans un secteur encore très éclaté (environ 50 compagnies de ce type en Europe), la consolidation risque en tout cas de s’accélérer. « La hausse des coûts de carburant est un élément pouvant inciter aux rapprochements. Sans compter que les structures de coûts sont déjà tendues et laissent peu de place à de nouvelles économies », fait valoir un analyste.
Signe du mouvement qui s’amorce, un autre deal semble d’ailleurs dans les tuyaux. Cette fois en Espagne. Répondant à des informations de presse, le principal actionnaire de Vueling (Hemisferio) a reconnu « l’existence de discussions avec des actionnaires de plusieurs sociétés du secteur, dont Clickair ». Là encore, il s’agirait d’intégrer rapidement une place de choix dans les palmarès. Avec 10,7 millions de passagers, une union Vueling-Clickair se hisserait au niveau de Spanair, aujourd’hui deuxième compagnie espagnole derrière Iberia. La course à la taille semble désormais lancée pour les low-cost.
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