Les montagnes russes débutent pour les marchés actions
Ce début d’année a plutôt conforté nos perspectives pour 2014. Dans un contexte où les facteurs de soutien seront moins nombreux, notamment en ce qui concerne la politique monétaire américaine, les actifs risqués en général devraient connaître un exercice bien plus chahuté que l’année précédente. En d’autres termes, nous estimons que l’environnement de marché n’est plus celui d’un bull market pour les actions des pays riches, mais celui d’un «wave», c’est-à-dire une évolution sans direction sous-jacente, enchaînant phases de hausse et de baisse d’ampleurs relativement proches.
Dans ces conditions, les chutes récentes des marchés actions américains, européens et japonais (respectivement -5,8%, -5,9% et -11,4% entre le 15 janvier et le 3 février) nous ont rassurés à court terme, car elles ont permis de doucher les excès d’optimisme dont pouvaient faire preuve les investisseurs en début d’année. Avec des nouvelles macroéconomiques relativement favorables en provenance des Etats-Unis ou du Vieux Continent et des résultats d’entreprise globalement en ligne avec les attentes, les conditions semblaient ainsi réunies pour qu’un rebond d’au moins +5% se matérialise sur l’ensemble des marchés des pays riches à partir de début février. C’est d’ailleurs ce que confirmaient nos notes synthétiques pour ces trois marchés évaluant la tension existant sur les marchés actions des différentes zones, au regard des normes historiques.
Du côté des émergents, la donne semble sensiblement différente : l’environnement restera celui d’un bear market (directionnel baissier) de long terme, au regard des défis structurels que ces pays doivent désormais relever. Rien d’étonnant à voir ainsi le MSCI marchés émergents encaisser une chute en ligne droite de -12,3% entre le 22 octobre et le 5 février dernier. Celle-ci semble toutefois suffisante pour offrir là encore à ces marchés un répit leur permettant d’enregistrer un rebond d’au moins +5% à court terme.
Dans ces conditions et même si les hausses atteignent déjà +3,3%, +4,2%, +5,2% et +2,3% respectivement aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et sur les marchés émergents, il convient de continuer à se laisser porter avant de redevenir plus prudent par la suite.
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