Les marchés obligataires nous semblent beaucoup moins attractifs
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée et de l’allocation tactique chez Allianz Global Investors France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi restez-vous à l’écart des obligations, le seul du panel avec une forte sous-pondération ?
Mathieu Pivovard : D’un point de vue technique les marchés obligataires nous semblent beaucoup moins attractifs. En effet, les taux 10 ans allemands sont revenus à des niveaux très voisins de mars 2009 et les «spreads» intra zone quasiment à leurs niveaux d’avant-crise (sauf l’Irlande et la Grèce). Enfin, les investisseurs finiront par s’effrayer de la masse de dette accumulée pendant cette crise; cette crainte deviendra plus forte dès lors que les marchés anticiperont une rémunération plus élevée du cash. D’un point de vue fondamental, les points bas de croissance et d’inflation sont derrière nous et les politiques monétaires, encore pour un moment très accommodantes, devront à moyen terme se durcir. Les marchés obligataires pourraient dès le début de l’année prochaine anticiper des restrictions monétaires. Donc dès aujourd’hui, les risques portent davantage sur une hausse des taux d’Etat que sur une baisse d’un point de vue macroéconomique. En revanche, nous conservons un biais positif sur la dette privée; ces papiers conservent, malgré leur forte progression, un portage très attractif dans un contexte de baisse des anticipations de défauts.
A quels types d’actifs consacrez-vous votre poche alternative ?
Les convertibles offrent encore de belles opportunités, surtout en relatif par rapport aux émissions de crédit. Les nouvelles émissions de convertibles continuent d’être sur-souscrites malgré le moindre intérêt optionnel de ces titres. Les matières premières permettent indirectement de tirer parti de la reprise mondiale et surtout de la croissance vigoureuse de certains pays émergents.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances