Les investisseurs se tournent vers l’Allemagne et l’Europe de l’Est
Le marché londonien perd de son attractivité au profit de secteurs dans lesquels les perspectives de croissance sont plus élevées
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Violaine Le Gall
Pour la première fois depuis mi-2009, les investissements dans les bureaux européens ont légèrement diminué en glissement annuel au 3e trimestre, d’après BNP Paribas Real Estate. La tendance pourrait bien se poursuivre compte tenu du ralentissement de la croissance et de la crise de la dette. Les marchés sur lesquels les taux de rendement sont déjà compressés sont particulièrement concernés. Ainsi, les investisseurs s’attendent à une baisse des valeurs au Royaume-Uni et en France, d’après les 800 réponses à l’enquête de l’association professionnelle Rics publiée début novembre. Londres a par ailleurs perdu sa première place dans le classement annuel des villes européennes les plus attractives pour l’investissement immobilier de Jones Lang LaSalle (JLL).
L’intérêt des investisseurs est aussi réduit par les conséquences du ralentissement économique sur les marchés locatifs. La demande locative et les loyers en France au Royaume-Uni devraient reculer au 4e trimestre, d’après l’enquête de la Rics.
L’Allemagne est le marché d’Europe continentale qui tire son épingle du jeu, notamment en raison d’un plus fort dynamisme économique, pour le moment, d’après l’enquête de la Rics. Munich figure en troisième place du classement de JLL compte tenu de «la présence de plusieurs grandes multinationales et d’un réseau diversifié de PME».
La Russie et l’Europe de l’Est, à savoir la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, intéressent encore davantage les investisseurs interrogés par la Rics. Moscou arrive en tête du classement de JLL, en raison de son potentiel de croissance. «L’environnement moscovite devrait cependant continuer d’avoir un effet dissuasif sur les entrepreneurs et les investissements étrangers», tempère JLL.
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