Les investisseurs institutionnels français resteront fidèles à l’immobilier cette année
L’allocation dans cette classe d’actifs sera majoritairement maintenue, voire augmentée, selon une étude de MultiRatings
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Alexandre Garabedian
S’ils se posent des questions sur l’évolution du marché de l’immobilier en 2008, les investisseurs institutionnels français n’entendent pas bouleverser de fond en comble leur gestion. Selon une enquête de MultiRatings réalisée auprès de 40 professionnels, ceux-ci devraient à 59 % maintenir le poids de cette classe d’actifs dans leur allocation de portefeuille. Et si 8 % envisagent de diminuer cette part, ils sont un nombre bien supérieur (23 %) à vouloir l’augmenter. Dans le même temps, « certains envisagent de procéder à des arbitrages afin de mieux se diversifier notamment sur d’autres zones géographiques (Europe et international), d’autres segments (commercial), ou différents modes de gestion (fonds)», indique l’étude.
Les incertitudes sur le niveau de prix du marché et son potentiel de valorisation – première préoccupation – n’ont donc pas entamé la confiance. Il faut dire que l’obtention de rendements réguliers (27 %) et la réalisation de plus-values à moyen et long terme (20 %) sont les principaux objectifs poursuivis. De même, « la grande majorité des institutionnels n’investit pas sur l’immobilier pour générer des performances très élevées. 78 % s’attendent à des performances inférieures à 8 % et beaucoup se satisfont d’une compensation inférieure à l’inflation ».
Ces réponses cachent des profils très variés. L’immobilier représente en moyenne moins de 5 % des encours, mais peut grimper jusqu’à 25 % chez certains institutionnels. Ceux-ci sont 67 % à l’avoir intégré dans leur allocation d’actifs. Le segment des bureaux reste privilégié, tandis que dans la pierre papier, le placement dans des actifs cotés (28 %) ou des fonds non cotés (19 %) tient le haut du pavé. En revanche, les dérivés et produits structurés restent marginaux.
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