Les investisseurs immobiliers boudent les pays périphériques
En matière immobilière, comme de produits financiers, les investisseurs prennent leur distance avec les pays périphériques en Europe. C’est à Dublin, Athènes et Lisbonne que les acteurs immobiliers anticipent le moins d’opportunités d’acquisitions d’après l’enquête annuelle d’Urban Land Institute (ULI) sur les tendances immobilières en Europe. Interrogés sur les villes dans lesquelles la performance des actifs sera la plus mauvaise, ils citent aussi Madrid, Barcelone et Lisbonne.
Munich, Londres et Paris font en revanche partie des métropoles dans lesquelles la performance serait la meilleure d’après l’enquête d’ULI. Toutefois, les investisseurs estiment qu’il est déjà trop tard pour entrer sur le marché britannique. Le taux de rendement sur les bureaux les mieux situés et les mieux loués s’est déjà fortement comprimé, passant de 5,50 % fin 2009 à 4 % en fin d’année dernière, d’après BNP Paribas Real Estate Research. «Nous regrettons tous de ne pas avoir investi au Royaume-Uni au premier semestre 2009, a déclaré Bernard Penaud, directeur général de Tishman Speyers Properties lors d’une conférence organisée par ULI en fin de semaine dernière. La volatilité a été telle sur ce marché que des investisseurs revendent déjà. Le marché parisien est reparti plus lentement. Nous y sommes donc encore acheteurs».
Le contexte incertain a conduit la plupart des investisseurs à se positionner sur les actifs les mieux loués et les mieux situés l’an dernier. Pour éviter la forte concurrence sur ces niches, les opérateurs se relancent timidement sur des opérations de développement. Les perspectives dans ce domaine sont passées de 4 à près de 5, sur une échelle de 1 à 9, d’après les investisseurs interrogés par ULI.
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