Les interventions de la BCE devraient soutenir le marché de la titrisation
Les analystes accueillent favorablement l’annonce des travaux sur les achats d’ABS et des opérations de refinancement ciblées sur l'économie
Publié le
Solenn Poullennec
La Banque centrale européenne (BCE) a attisé les espoirs de ceux qui espèrent un renouveau du marché de la titrisation européen, en précisant la semaine dernière qu’elle menait un «travail préparatoire» sur des achats d’ABS. Cette initiative ainsi que l’annonce d’opérations de refinancement ciblées sur l’économie réelle pourrait se ressentir sur les marchés primaire et secondaire à court et à long terme.
«L’Eurosystème va réfléchir à acheter des ABS simples et transparents avec comme actifs sous-jacents des créances sur le système privé non financier de la zone euro», a expliqué la BCE la semaine dernière. Son président, Mario Draghi, a précisé que le champ d’un tel programme n’avait pas encore été discuté dans le détail. L’institution a souligné qu’elle «prendra en compte les changements souhaitables de l’environnement réglementaire et travaillera avec les institutions appropriées à cet effet».
«Nous ne sommes pas sûrs que la BCE sera prête à acheter des ABS, si elle ne parvient pas à convaincre les régulateurs que la future régulation s’appliquant à cette classe d’actifs doit être plus indulgente que ce qui est proposé actuellement», écrivent les analystes de Barclays. Ils notent cependant qu’une «participation potentielle de la BCE en tant qu’acheteur d’ABS pourrait déboucher sur des spreads bas, même lorsque les émissions rebondiront».
Par ailleurs, les opérations de refinancement ciblées sur l’économie réelle (TLTRO) qui seront lancées dans la deuxième partie de l’année, pourraient, comme l’avait fait le programme de la Banque d’Angleterre (Funding For Lending), dissuader les banques d’émettre. Cela «devrait renforcer le déséquilibre entre l’offre et la demande et devrait déboucher sur un resserrement généralisé des spreads», écrivent les analystes de Barclays.
La recherche de Deutsche Bank souligne que les travaux sur un programme d’achat d’ABS devraient être «bénéfiques pour les prix sur le marché secondaire et pour les nouvelles émissions». Il reste à savoir dans «quelle mesure l’offre d’actifs éligibles pourrait se tarir».
Cette question préoccupe également la recherche de RBS. Elle évalue le «flottant» du marché européen entre 45 et 50 milliards d’euros. Un programme d’achat dans «un marché si peu traité pourrait potentiellement déboucher sur un assèchement technique perturbateur». A leurs yeux, la BCE est donc susceptible d’intervenir sur le marché primaire des tranches seniors d’ABS.
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