Les indices obligataires souverains de MTS changent de main
Ils sont rachetés par la coentreprise formée par le groupe FTSE du London Stock Exchange et l’opérateur boursier canadien TMX
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Sur les souverains, les indices de MTS sont parmi les plus utilisés en France et en Europe. Capture écran.
-
Les indices obligataires commercialisés par la plate-forme électronique MTS et largement utilisés en France changent de maison. Ils ont été rachetés par FTSE TMX Global Debt Capital Markets.
FTSE TMX Global Debt Capital Markets est une co-entreprise formée au début de l’année 2013 par le FTSE Group, détenu par le London Stock Exchange, avec TMX Group, l’opérateur boursier canadien. La structure se présente comme le troisième plus grand fournisseur d’indices obligataires dans le monde avec plus de 1.000 milliards d’actifs indexés sur ses indices.
Après l’acquisition annoncée hier, MTS, qui est une plate-forme de trading de dette souveraine européenne et est aussi contrôlée par le London Stock Exchange, détiendra 3,1% du capital de FTSE TMX Global Debt Capital Markets, FTSE Group conservera 72,7% et TMX Group détiendra 24,2%. Avec cette opération, le FTSE étoffe significativement son offre. Le groupe n’était pas encore présent sur le segment des indices obligataires souverains européens et le fixed income «représente une importante opportunité de croissance pour le groupe», a déclaré son PDG, Mark Makepeace dans un communiqué publié hier.
«Sur les souverains, les indices de MTS sont parmi les plus utilisés en France et en Europe. Ils ne sont pas compliqués à utiliser, on peut facilement récupérer les données et ils ne sont pas chers, explique Olivier de Larouzière, directeur de la gestion taux euro de Natixis Asset Management. Ce sont aussi des indices qui ont été assez réactifs par rapport à l’actualité. Il n’y avait d’abord pas de critères de rating mais des indices investment grade et non IG ont été créés» après la vague de dégradation des pays de la périphérie de la zone euro.
Une source s’interroge sur les conséquences du rachat annoncé hier car elle estime que les indices du FTSE sont moins facilement accessibles, notamment en termes de prix, que ceux de MTS. La plate-forme électronique devrait cependant continuer à calculer les indices.
FTSE étant une marque mondialement connue, l’absorption des indices de MTS pourrait au contraire satisfaire les fournisseurs de produits indiciels cotés, tels Vanguard, qui utilisent déjà les indices FTSE pour d’autres classes d’actifs, à commencer par les ETF actions.
Après un bon début de mois, la reprise des hostilités au Moyen-Orient a provoqué une nouvelle flambée des prix du pétrole et une repentification des courbes de taux. Les marchés actions ont été affectés par la correction des valeurs de semi-conducteurs.
Le leader mondial de la gestion d’actifs renforce sa présence dans la finance tokenisée en lançant deux nouveaux fonds. Cette initiative vise à connecter davantage les marchés monétaires traditionnels aux infrastructures blockchain.
Le seuil de prise de participation déclenchant l'arbitrage du ministère de l'économie pour un investisseur non européen est abaissé à 10%, contre 25% auparavant.
Intention est donnée à MPS, objet des convoitises d'Intesa, de retourner la situation en lançant une offre sur Banco BPM. Dans tous les cas, la banque verte, premier actionnaire de Banco BPM avec une participation affleurant les 30%, reste discrète mais aura son mot à dire.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
Le candidat à la présidentielle va enchaîner plusieurs déplacements à partir du 21 août. Le premier se déroulera dans les îles de Mayotte et de La Réunion
Alors que Benjamin Netanyahu prépare une campagne électorale cruciale, Israël récuse certains points du plan Trump-Hamas, dénonçant un désarmement partiel et des garanties sécuritaires insuffisantes
Allié marocain choyé, rival espagnol isolé, Europe divisée, argument de campagne tout trouvé : la crise dans l'enclave ibérique arrange bien Washington