Les hausses d’impôts pèsent sur le pouvoir d’achat du consommateur français
Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3% au quatrième trimestre, soit la pire performance pour l'économie française depuis le premier trimestre 2009. C’est ce qu’a confirmé hier l’Insee lors de la publication des résultats détaillés de l’activité pour le quatrième trimestre. 2012 a abouti à une année de croissance nulle, marquée par trois trimestres sur quatre de régression de l’activité.
Le pays a même connu une période de récession. L’activité a enregistré deux trimestres de repli consécutifs au premier semestre 2012. L’an dernier, le pouvoir d’achat des Français a baissé de 0,4% après une légère hausse de 0,5% en 2011, ce qui correspond au premier recul depuis 1984 (-1,1%).
Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il se replie de 1% en 2012 (après -0,1% en 2011).
«La forte hausse des impôts (+10% en 2012 après +6,6% en 2011) est le principal facteur de cette baisse», explique l’Insee. Sur le seul quatrième trimestre, le pouvoir d’achat des ménages a fléchi de 0,8% en raison notamment de la hausse des impôts sur le revenu et sur le patrimoine, et de la hausse des cotisations sociales liées à la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires.
Le revenu disponible brut des ménages a baissé de 0,5% au quatrième trimestre. L’Insee précise malgré tout que la consommation des ménages a progressé de 0,2% sur les trois derniers mois de l’année, et s’est montrée plus dynamique que la progression des revenus. En fait, les consommateurs français ont puisé dans leur épargne avec un taux qui est passé de 16,2% à 15,6% au quatrième trimestre. Le taux d’épargne moyen pour 2012 est ressorti à 16% en recul de 0,2% sur un an.
En mars, la confiance des ménages s’est dégradée selon l’Insee. Les perspectives d'évolution du niveau de vie ont chuté pour toucher un nouveau plus bas historique. Tout semble signaler que le moteur de la croissance va rester en panne dans l’Hexagone qui est aussi fragilisé par un taux de chômage élevé. En 2012, le taux de marge des entreprises est ressorti à 27,9% soit un plus bas depuis 1985. Au quatrième trimestre, le taux de marge a plié de 0,5% pour s’inscrire à 27,7%, des indicateurs qui ne sont pas de bon augure pour l’investissement.
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