Les grands investisseurs demandent un plan d’urgence pour le climat
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Dans une lettre ouverte aux « gouvernements du monde », des groupes représentant 477 investisseurs représentant plus de 34.000 milliards de dollars d’actifs demandent des mesures urgentes contre le changement climatique en vue de la réunion du G20 vendredi et samedi au Japon. Ils insistent sur «l’urgence d’une action décisive» contre le changement climatique pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris. «Il y a un écart d’ambition (qui) préoccupe grandement les investisseurs et doit être résolu de toute urgence», écrivent-ils dans un communiqué qui accompagne la lettre. «Il est essentiel pour nos décisions en matière de planification à long terme et d’allocation d’actifs que les gouvernements travaillent en étroite collaboration avec les investisseurs pour intégrer des scénarios climatiques en cohérence avec l’accord de Paris dans leurs cadres politiques et leurs trajectoires de transition énergétique.»
La lettre ouverte a été signée par les partenaires fondateurs de The Investor Agenda, avec l’Institutional Investors Group on Climate Change et le réseau des Principes pour l’investissement responsable soutenu par les Nations unies. Parmi les sociétés signataires figurent Legal & General IM et le fonds de pensions CalPERS. Les deux plus grands gestionnaires d’actifs, BlackRock et Vanguard, ne sont pas signataires.
En 2015, les représentants de près de 200 pays réunis à Paris se sont mis d’accord pour fixer la limite de la hausse de la température moyenne dans le monde nettement en dessous de 2 degrés d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels. Ils ont également convenu de poursuivre les efforts afin de limiter la hausse à 1,5°C, ce qui permettrait de réduire les risques et les conséquences du changement climatique. Mais les politiques actuelles mettent le monde sur la voie d’une augmentation d’au moins 3°C d’ici la fin du siècle.
La France, qui peine à réduire ses émissions des gaz à effet de serre (GES), n’acceptera pas un communiqué final du sommet du G20 qui ne mentionnerait pas l’Accord de Paris sur le climat, a déclaré mercredi à Tokyo le président Emmanuel Macron.
En mai, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait lui aussi exhorté les pays du G20 à soutenir des objectifs plus ambitieux en matière de lutte contre le changement climatique, leur demandant de mettre fin à l’approbation de nouvelles centrales au charbon au-delà de 2020 et aussi de cesser les subventions aux combustibles fossiles.
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