Les gestions Ucits «absolute return» frisent les 200 milliards d’euros à fin 2013
En cinq ans, l’encours de véhicules Ucits spécialisés sur des stratégies alternatives liquides est ainsi passé de moins de 50 à plus de 190 milliards
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Nuno Teixeira, Schroders
Un des phénomènes les plus marquants de l’industrie de la gestion d’actifs depuis 2008 a été le développement des stratégies de type «absolute return» en format Ucits, alors que ces dernières étaient traditionnellement cantonnées à l’univers des «hedge funds». Entre fin 2008 et fin 2013, l’encours de véhicules Ucits spécialisés sur des stratégies alternatives liquides est ainsi passé de moins de 50 à plus de 190 milliards d’euros, ce qui en fait une composante majeure de l’offre de stratégies alternatives.
Certes, le niveau des performances moyennes de cet univers de fonds (+4,1% pour l’indice Ucits Alternative Index Global) a profité en 2013 de la bonne tenue des marchés d’actions, et notamment de la performance des gestions «long/short equity» (+11,07% en moyenne). Mais c’est surtout la combinaison d’un profil rendement/risque attractif et d’un cadre réglementaire sécurisant qui explique l’intérêt croissant des investisseurs.
A noter que les stratégies les plus performantes et ayant des encours élevés ont été les grandes bénéficiaires de ce dynamisme, les dix fonds les plus importants totalisant l’an dernier 55% des souscriptions nettes, alors que plus de la moitié des quelque 750 fonds du marché en affichent moins de 50 millions d’euros. A noter aussi l’émergence des plates-formes consacrées aux stratégies essentiellement dédiées aux gérants externes (voir graphique) : là encore, la prime aux cinq leaders semble s’affirmer, ces derniers attirant un nombre croissant de gérants alternatifs souhaitant diversifier leurs sources de distribution.
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