Les géants du secteur pharmaceutique doivent gérer un déficit de confiance
Chahutés, les industriels du médicament sont aussi concurrencés par la pharmacie 3.0
Publié le
Agefi.fr
L’industrie française du médicament devrait enregistrer une contraction de son chiffre d’affaires en 2014 et ce pour la troisième année consécutive d’après l’organisation professionnelle regroupant les entreprises du secteur de l’industrie pharmaceutique en France (Leem). Les prévisions tablent ainsi sur une baisse d’environ -1,5 % du marché du médicament remboursable. Une moindre consommation (en volume) des médicaments en France, la maîtrise des prescriptions par l’assurance maladie et l’essor du marché des génériques expliquent ce repli.
Consolidation de l’industrie pharmaceutique.
Les difficultés du secteur transparaissent notamment au travers de la réorganisation de l’activité des grands groupes pharmaceutiques. Ainsi, les récents mouvements de fusion-acquisition sur le marché soulignent le caractère défensif d’une telle consolidation face à des marges en baisse pour l’ensemble des acteurs. Entre autres transactions, Novartis et GlathoSmithKline, représentant 8,4 % du marché mondial, ont conclu un partenariat en oncologie et en recherche sur les vaccins pour un total de 28,5 milliards de dollars de cession et acquisition confondues. De son coté, le groupe allemand Bayer va verser 14,2 milliards de dollars pour le rachat des médicaments sans ordonnance de l’américain Merck. Le laboratoire Valeant, contrôlé par le fonds Pershing Square, a relevé son offre sur le fabriquant du Botox Allergan à 49,4 milliards de dollars. En revanche, le britannique AstraZeneca a décliné l’offre de rachat du numéro deux mondial du secteur Pfizer pour 118 milliards de dollars. La maîtrise des coûts, le redéploiement dans les pays émergents et l’implantation fiscale sont les trois principales préoccupations des laboratoires pharmaceutiques à l’heure actuelle.
Restaurer la confiance
Face à ce constat, le rapport EY « Global Pharmaceutical Report 2014 » publié le 28 mai 2014, identifie de nouvelles opportunités de croissance. La principale consiste en une meilleure collaboration entre les laboratoires pharmaceutiques et les organismes de remboursement.
Il s’agit de faire concorder les offres et les attentes des deux entités jusqu’à présent souvent discordantes. Les laboratoires transmettent, par exemple, principalement aux organismes de remboursement des données concernant des essais cliniques contrôlés par placebo alors que ceux-ci attendent en majorité des données relatives à une approche comparative entre essais cliniques. La distorsion entre les perceptions de ces deux acteurs s’accentue encore davantage lorsqu’ils sont interrogés sur la confiance qui peut être accordée aux entreprises pharmaceutiques lorsque celles-ci offrent des services non directement liés à la production de médicament. Alors que 67 % des laboratoires questionnés pensent être crédibles sur ce type de prestation, moins de 50 % des organismes de remboursement sont du même avis.
La faible confiance accordée à l’industrie pharmaceutique par les organismes de remboursement est un enjeu majeur, à l’heure du big data où la prestation de services apparaît comme un relais de croissance majeur.
Renouveau de la pharmacie (La pharmacie 3.0)
Les laboratoires pharmaceutiques sont également confrontés à des défis majeurs, à savoir notamment l’expiration de certains brevets et le recul des investissements en R&D. Ils sont désormais concurrencés par de nouveaux entrants dans la conquête de ce qu’il faut désormais appeler « la pharmacie 3.0 » qui met davantage en valeur les applications pour smartphone. Autre illustration, cette année le site doctissimo.fr la plateforme d’échanges et de conseils sanitaires entre internautes a mué avec « doctipharma.fr », en un site agréé pour la commercialisation en ligne de médicaments sans ordonnance et de parapharmacie. Par ailleurs, dans la plupart des pays développés, des comparateurs de prix de médicaments sur le web (les français Unooc et Compapharma, l’américain Pharmacychecker, etc) émergent rapidement.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable