Les Français ont dû puiser dans leur épargne retraite depuis la crise
L’enquête annuelle menée par HSBC révèle que les actifs français s’attendent désormais à partir en retraite à l’âge de 64 ans.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Les Français font preuve de réalisme sur l'évolution de la retraite. L’enquête annuelle menée par HSBC auprès de 16.000 individus interrogés dans quinze pays différents concernant l’avenir des retraites montre que la capacité d'épargne des Français a été la plus touchée au monde par les crises mondiales successives. Ils sont ainsi 52% d’actifs à indiquer avoir arrêté d'épargner ou réduit leur épargne retraite depuis 2007, contre 40% en moyenne dans l’ensemble des pays, 41% au Royaume-Uni, 36% aux États-Unis et 33% en Inde.
«Bien que l'économie mondiale soit repartie de l’avant en 2014, la dette accumulée pendant la crise affaiblit encore la capacité d'épargne des populations», explique l’étude.
Cette vision est néanmoins largement due au fait, qu’en France, le poids de l'épargne retraite est faible dans le revenu (environ 2% en ne tenant compte que des seuls produits d’épargne retraite de type PERP) par rapport aux autres pays du monde. D’ailleurs, les Français semblent considérer que le système actuel leur permet de toucher une retraite même si elle est plus faible que leurs attentes initiales. Ils ne sont ainsi que 58% à être inquiets sur le niveau de leur retraite, contre 66% dans le monde, 62% aux États-Unis et 59% au Royaume-Uni, mais sont néanmoins 54% à estimer que leur niveau de vie à la retraite sera inférieur à leur niveau de vie actuel, contre 23% dans le monde.
Les réformes successives du système de retraite en France ont en outre modifié la perception des ménages quant à l’estimation sur l'âge de leur départ à la retraite. Ils tablent ainsi en moyenne sur un départ à l'âge de 64 ans, contre 62 ans en 2013, 60% en 2006 et un âge moyen actuel de 62 ans. Les réformes ont également généré une incertitude particulière sur le sujet chez les femmes et les jeunes, même si son degré est en net recul globalement depuis un an.
Dans ce contexte, 52% des Français disent avoir déjà commencé à épargner pour leur retraite (contre 62% dans le monde) malgré un système obligatoire de cotisations de retraite, et sont 26% à avoir l’intention de le faire dans le futur. L’assurance vie et l’immobilier sont les placements préférés des français, suivis des comptes sur livret, les plans d'épargne retraite d’entreprise, les rentes et les produits financiers comme les Sicav ou les actions n’ayant en revanche pas leur confiance.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions