Les fonds souverains diversifient progressivement leurs investissements
Les marchés émergents s’enracinent dans l’univers des investissements internationaux. Dans sa deuxième étude annuelle globale publiée aujourd’hui sur la politique de gestion de 52 fonds souverains internationaux pesant quelque 5.700 milliards de dollars d’actifs, Invesco révèle que «les marchés émergents – dont l’Amérique latine, l’Afrique, la Chine et l’Inde – continuent d’être les gagnants des nouveaux flux des fonds souverains globaux, malgré une préférence fondamentale, sur l’ensemble de leurs portefeuilles, qui demeure en faveur des marchés développés».
La part nette des fonds interrogés souhaitant accroître leur exposition aux marchés émergents a progressé dans l’ensemble des zones de l’univers pour atteindre entre 30 et 43 sur les 52, sauf dans les pays de l’Europe de l’Est où elle est nulle. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de rééquilibrage des portefeuilles, avec une baisse parallèle de l’exposition à leur marché domestique. «Les marchés domestiques représentent traditionnellement une part importante du portefeuille des fonds souverains – 42% en moyenne en 2013 – et cette internationalisation est une évolution importante», estime Nick Tolchard, co-président des fonds souverains globaux chez Invesco.
Cette évolution touche néanmoins plus les fonds souverains émergents qui réduisent leur exposition domestique pour l’élargir à d’autres marchés émergents. Les fonds des pays développés, eux, manifestent un intérêt plus marqué pour les investissements alternatifs que pour les émergents. Globalement, ils sont 47% à mentionner une hausse de leur exposition aux investissements en infrastructures 2013, et 53% à anticiper une nouvelle hausse cette année, avec la baisse des rendements immobiliers et la hausse de la demande immobilière notamment dans les pays développés.
Les fonds souverains internationaux se montrent d’ailleurs de plus en plus gourmands en termes d’objectifs de rendement pour cette année. Ils sont 80% à rapporter une légère hausse de leurs objectifs, et 5% une forte augmentation. Les15% restants font état d’une légère baisse du rendement cible. Par rapport à 2013, ils sont 29% de plus à renforcer leurs objectifs.
Dans le même temps, leur horizon temporel s’est également ajusté à la hausse. En effet, 71% d’entre eux ont légèrement allongé leur horizon d’investissement et 11% fortement, contre seulement 18% l’ayant légèrement réduit.
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