Les entreprises vont moins recourir au secteur bancaire
Les grandes sociétés corporates se financeront davantage sur les marchés obligataires, où elles paient déjà moins cher que les financières
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Nuno Teixeira, Schroders
Certains observateurs s’inquiétaient encore il y a peu - et à juste titre - du véritable «mur de dette» que devrait affronter le secteur bancaire européen en 2012. Près de 900 milliards d’euros de financements aux banques européennes doivent en effet arriver à maturité en 2012, dont 600 milliards correspondent à de la dette non sécurisée. Le renouvellement de certains financements semblait d’autant plus difficile que l’environnement macro-économique paraît particulièrement morose pour cette année.
Les spécialistes du secteur considèrent toutefois que la réduction de levier du secteur bancaire européen - alimenté par les pressions existant sur le financement mais aussi par les nouvelles contraintes réglementaires ou, plus simplement, par l’aversion au risque - devrait éponger la moitié des besoins. Quant au solde, on peut penser qu’il sera facilement couvert par les opérations de LTRO (long terme refinancing opération) de la BCE, dont le volume total a porté sur 489 milliards d’euros en décembre et pourrait atteindre plus de 1.000 milliards d’euros à l’issue de la prochaine adjudication fin février. Un mouvement facilité par l’assouplissement des contraintes en matière de collatéral, la BCE devenant une sorte de chambre de compensation pour les banques, incapables de se refinancer directement entre elles.
Un autre facteur devrait également jouer en faveur d’un moindre recours des entreprises - ou du moins des plus grandes d’entre elles - aux financements bancaires: comme le montre le graphique ci-contre, un grand nombre d’entre elles sont désormais capables de se financer sur le marché à un niveau inférieur à celui de la moyenne du secteur bancaire. Souhaitons que ce moindre recours aux banques des grands «corporates» libère des capitaux pour les PME qui en ont tant besoin !
Si l'Etat a placé avec succès 12,5 milliards d'euros d'OAT ce jeudi, le coût poursuit son inexorable hausse, reflet des doutes croissants des investisseurs sur les dérives françaises. Bercy en est conscient. Il a dévoilé jeudi soir le rapport de l'inspection générale des finances sur les conséquences d'une loi spéciale qui durerait plusieurs mois en 2027, faute de budget.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
S&P Global relève que l'année 2026 pourrait faire figure de record pour ce marché. Néanmoins cette croissance profite désormais et presque exclusivement aux grands acteurs.
Le contexte économique mondial conduit à un rééquilibrage progressif entre marchés de proximité et marchés internationaux. Ces grandes sociétés réalisent 60% de leur chiffre d’affaires en zone EMEA, contre 57% en 2022.
Le premier distributeur mondial a publié jeudi 20 août une croissance des ventes à magasins comparables aux Etats-Unis inférieure aux attentes. A Wall Street, le titre cédait plus de 9% à l'approche de la fermeture des places européennes, malgré un relèvement de ses objectifs annuels.
L’opérateur télécom a détecté le piratage le 2 juillet, et a commencé à en informer ses clients mi-août. Plus de deux millions de données auraient fuité.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
La vulnérabilité des services informatiques de l'Etat, mise au jour par le piratage du fisc, et les réponses apportées par le gouvernement interrogent sur nos capacités de défense numérique
Commandé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, un rapport de l'Inspection générale des finances publié jeudi décrit les conséquences économiques et financières délétères de l'éventuelle adoption d'une loi spéciale en guise de budget pour 2027