Les entreprises prennent de plus en plus conscience de leurs risques
Dans un contexte économique incertain, le baromètre 2007 de Protiviti enregistre une montée des craintes des dirigeants sur leurs risques majeurs
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Bruno de Roulhac
Inquiétudes grandissantes. Le baromètre 2007 du Risk Management de Protiviti, réalisé auprès de 100 grandes entreprises françaises à l’automne 2007 marque une forte montée des risques. Un tiers des sociétés juge que leurs risques majeurs atteignent un niveau de gravité très élevé, contre 26 % l’an dernier (voir graphe). En particulier, les risques de fraude - sujet d’actualité avec la Société Générale - et de gestion des ressources humaines et ceux liés aux informations pour le pilotage de l’entreprise augmentent le plus. « Le niveau d’incertitudes général sur l’économie mondiale incite les entreprises à revenir sur leurs fondamentaux et à se focaliser sur les clients et la concurrence », explique Francis Miard, directeur chez Protiviti France.
Pour leur gestion des risques, les dirigeants plébiscitent l’audit interne (79 % des répondants), le contrôle interne (89 %) et la cartographie des risques (70 %). Ce dernier outil progresse de 14 points en un an et est utilisé à 95 % dans le secteur banque assurance. Pourtant, « les dirigeants interrogés considèrent encore souvent la LSF comme un exercice qui n’apporte pas d’avancées majeures pour leur société en matière de gestion des risques, poursuit Francis Miard. Nous espérions des améliorations dès cette année, grâce notamment au cadre de référence de l’AMF. 2008 amorcera probablement un changement ». D’ailleurs, dans son rapport sur le contrôle interne, l’AMF juge les procédures de gestion des risques encore trop générales (L’Agefi du 25 janvier).
« Une tendance de fond commence à émerger, le management veut maîtriser ses risques, conclut Francis Miard. Dans un premier temps il en prend connaissance, ce qui peut expliquer la montée de ses inquiétudes cette année. Dans un second temps, d’ici un à deux ans, on devrait voir une amélioration des pratiques de gestion avec un retour bénéfique sur le niveau de maîtrise de ces risques ».
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