Les émetteurs non notés se lancent sur le marché obligataire
Bolloré, SEB et Iliad ont procédé à des émissions inaugurales. Des opérations bien accueillies par des investisseurs à la recherche de rendement
Publié le
Violaine Le Gall
Alors que le marché primaire du haut rendement est en plein boom, le secteur des titres les mieux notés est moins dynamique depuis le début de l’année. C’est au mois de mai que les émissions sur la catégorie d’investissement ont véritablement rebondi. Elles ont atteint 14,1 milliard d’euros contre moins de 8 milliards en moyenne sur les quatre premiers mois de l’année. Cette bonne tenue du marché du crédit a permis le retour des émetteurs non notés. Ainsi, plusieurs groupes français, à savoir Christian Dior, Bolloré, SEB et Iliad, ont sollicité les investisseurs obligataires pour la première fois ces dernières semaines. Les dernières émissions non notées françaises étaient celles de Galeries Lafayette et de Compagnie des Alpes en avril et octobre 2010 respectivement.
«Nous observons un réel besoin de diversification des investisseurs qui cherchent de nouveaux noms sur lesquels se positionner, explique Stéphanie Besse, co-responsable de l’origination corporates de Natixis. Le rendement offert par ces émetteurs non notés, mais issus d’un pays core européen, est en outre attractif. Enfin, les investisseurs ont développé depuis la crise leur analyse buy side, ce qui leur permet de mieux appréhender un émetteur même s’il n’est pas noté.» En venant sur le marché obligataire, les entreprises cherchent quant à elles à diversifier leurs sources de financement. Ces émissions leur permettent aussi d’accroître leur notoriété auprès d’un public d’investisseurs.
«Ces opérations rassurent les banques prêteuses de ces groupes, qui voient ainsi que ces sociétés ont la capacité d’accéder aux marchés obligataires», ajoute Stéphanie Besse. Tant que le marché du crédit est ouvert, des groupes non notés pourraient donc solliciter les investisseurs obligataires.
Malgré le récent rebond sur le marché primaire, les émissions des groupes de la catégorie investissement risquent de rester cette année en deçà de 2010. «Il faudrait que les volumes restent au niveau de celui de mai pour que le marché atteigne le niveau de l’an dernier. Et, à ce stade, cela semble beaucoup demander, les corporates disposant dans l’ensemble de cash et d’autres sources de financement», explique la recherche crédit de SG CIB dans sa note hebdomadaire. Dans ce contexte, Barclays Capital a abaissé sa prévision d’émissions investment grade non financières à 110 milliards d’euros en 2011, contre une précédente estimation de 135 milliards et environ 100 milliards l’an dernier.
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