Les émergents soutiennent la croissance de Pernod-Ricard
Après un premier semestre meilleur qu’attendu, la groupe a relevé de 10 % à 12 % sa prévision de croissance du résultat opérationnel
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Olivier Decarre
Si, côté produits, les marques stratégiques constituent le point fort de Pernod-Ricard (elles ont progressé de 13 % sur son premier semestre), le groupe tire de plus en plus profit sur le plan géographique de la montée en puissance des émergents. Sur ce premier semestre, les ventes y ont crû de 25 % (soit les deux tiers de la croissance totale). Tant et si bien que les émergents pèsent désormais 30 % de l’activité, alors qu’on peut estimer leur poids à 25 % un an plus tôt. Avec la Chine en tête devant l’Inde et la Russie, « cette croissance n’en est qu’à son démarrage, a assuré Emmanuel Babeau, le directeur financier. Les perspectives sur ces trois marchés sont considérables pour les années qui viennent ».
En attendant, ce dynamisme a déjà porté le premier semestre et permis au groupe de dégager un chiffre d’affaires de 3,71 milliards d’euros (10,1 % de croissance organique), là où le marché ne visait en moyenne que 3,66 milliards (8,9 %). Seul bémol, les effets de change ont continué à peser, coûtant 88 millions de chiffre d’affaires. Sur ce total, 63,7 millions sont directement imputables au dollar. Mais Emmanuel Babeau avait précisé lors des derniers chiffres annuels que la meilleure couverture pour le groupe résidait dans la gestion de sa dette en dollar. Et sur le plan opérationnel, le groupe reste très confiant. Il a relevé de 10 % à 12 % sa prévision de croissance annuelle de l’opérationnel courant. Une nouvelle saluée par une hausse du titre de 10,68 %.
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