«Les écarts de rendement se réduisent de façon préoccupante»
- L’Agefi : Dans quelle mesure les tensions sur les pays émergents ont-elles changé votre stratégie?
- Richard Woolnough : Les tensions présentes sur les marchés émergents depuis le début de l’année ne nous ont pas surpris : depuis longtemps nous avions anticipé qu’après l’annonce par la Réserve fédérale du début de la réduction progressive de son programme d’assouplissement quantitatif (tapering), cette classe d’actif serait soumise à des pressions. Les marchés financiers seront toujours sujets à des périodes de volatilité difficilement prévisibles. C’est pourquoi nous positionnons nos portefeuilles sur des perspectives économiques et de marché à moyen terme. Globalement notre portefeuille reste peu exposé aux pays émergents.
- Quelles seront les grandes tendances du marché du crédit pour les trois prochains mois?
- Malgré une hausse significative du prix des obligations d’Etat à 10 ans, la plupart des marchés de crédit ont enregistré des rendements satisfaisants en 2013. Nous prévoyons un scénario similaire en 2014, avec l’effet coupon – plutôt que la croissance du capital – comme source principale de rendement. Si les écarts de rendement sur les obligations de sociétés se réduisent de façon préoccupante, nous sommes encore loins de la bulle spéculative. Nous restons dans un monde où les taux de défaut sont relativement bas. Avec les obligations arrivant à échéance cette année et l’injection de liquidités que cela suppose, le contexte technique semble également favorable au crédit «investment grade». Toutefois concernant les obligations «high yield», un certain nombre de signes inquiétants nous incitent à rester prudents : résurgence des obligations PIK, augmentation du nombre d’émissions notées CCC…
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