Les dividendes des télécoms nous semblent plus soutenables que ceux des utilities
Catherine Garrigues, responsable de la gestion actions européennes chez Allianz Global Investors France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourriez-vous réduire le poids des utilities et des télécoms après la période de versement des dividendes ?
Catherine Garrigues : Le secteur des utilities est sensible à la conjoncture via les prix de l’électricité et aborde cette crise avec des bilans dégradés par le poids tant de la dette que des survaleurs. Le secteur reste cher. A l’inverse, les télécomsont un profil économique plus défensif. Le poids du budget télécom ne représente en moyenne en Europe que 3,4 % du revenu disponible d’un particulier avec en gros une répartition à 50/50 entre fixe et mobile. Depuis l’éclatement de la bulle TMT, les opérateurs n’ont eu de cesse de restaurer les bilans. Le secteur est bon marché.
Si les deux secteurs sont donc aujourd’hui de gros pourvoyeurs de dividendes, ceux des télécoms nous apparaissent beaucoup plus soutenables que ceux des utilities. De fait, nous avons déjà réduit la voilure sur ces derniers.
Quand comptez-vous revenir à une allocation sectorielle moins défensive ?
La crise va être longue et les sociétés aujourd’hui les mieux positionnées en termes de qualité de bilan, leadership et capacité à s’adapter traverseront la tempête et auront de belles opportunités (prise de parts de marché, croissance externe). On en trouve dans tous les secteurs, défensifs et cycliques. S’il est peu probable de voir une année 2009 aussi négative que 2008, il nous semble que les portefeuilles doivent rester équilibrés. A quelque chose malheur est bon, nous pouvons aujourd’hui entrer en portefeuille ces très beaux titres.
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