Les dirigeants européens promettent un accord pour Noël sur la résolution
Les négociations vont s’accélérer d’ici à la fin de l’année pour démêler l’écheveau de l’union bancaire. Les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis jeudi soir à Bruxelles étaient plus occupés par le scandale des écoutes américaines et les drames de l’immigration clandestine que par les détails du renflouement des banques.
Ils ont répondu aux injonctions du président de la Banque centrale européenne, qui les presse de dégager la voie à une évaluation sans complaisance des actifs bancaires, en prenant l’«engagement» de trouver un accord sur le mécanisme européen de résolution «d’ici à la fin de l’année». Celui-ci pourrait intervenir dans les tout derniers jours de décembre entre ministres des finances une fois ceux-ci mandatés par le Conseil européen des 19 et 20.
Autant qu’à la complexité du dossier, cet échéancier tient à la lenteur de la préparation de l’accord de coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens en Allemagne qui pourrait n'être finalisé lui aussi qu'à Noël.
Pour l’instant, chacun campe sur ses positions. «L’Allemagne tient absolument à ce que toutes les dimensions du bail-in soient bien applicables», expliquait jeudi une source européenne. La question de la conversion en capital des titres des créanciers juniors et la date à partir de laquelle elle sera possible apparaît de plus en plus clairement comme la clé d’un accord sur l’architecture du mécanisme intégré de résolution, sa gouvernance et les conditions d’intervention du mécanisme européen de stabilité.
Berlin continue d’assurer que la base juridique sur laquelle se fonde ce mécanisme est fragile. Jeudi, une source européenne, tout en en défendant la solidité, reconnaissait qu’il s’agissait d’un «système transitoire» en attendant une révision «ciblée» des traités. Il n’est pas certain qu’Angela Merkel veuille toutefois s’en tenir à un tel ajustement à la marge.
A Berlin, l’idée fait son chemin d’une sorte de codification des arrangements mis au point ces dernières années dans la zone euro, au sein d’un corpus juridique ad hoc. Y trouveraient place le traité budgétaire, le mécanisme européen de stabilité et les nouvelles règles de surveillance budgétaire, y compris, ces «arrangements contractuels» souhaités par l’Allemagne et donnant une force obligatoire aux réformes structurelles actuellement simplement recommandées par la Commission européenne aux Etats membres.
Plus d'articles du même thème
-
La péninsule Ibérique s’impose comme un terrain fertile pour les banques étrangères
L’intérêt du Crédit Agricole pour Cajamar fait écho aux ambitions croissantes d’autres acteurs bancaires européens en Espagne et au Portugal. -
Le Crédit Agricole s’allie avec Cajamar, un petit cousin espagnol
La banque verte annonce une prise de participation de près de 10% au capital du premier groupe bancaire coopératif espagnol. L’alliance se double de projets de distribution dans différents services financiers, mais pas dans l’assurance. -
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
Le gestionnaire d’actifs français élargit son offre avec un véhicule sur les stratégies à court terme et un fonds axé sur les obligations d’entreprises mondiales. -
Les banques américaines ouvrent grand le robinet des dividendes
La Réserve fédérale américaine a publié mercredi les résultats des tests de résistance des 32 plus grandes banques du pays. Toutes ont réussi à passer ces tests, qui ont ouvert la voie aux annonces de hausse de dividende. -
OpenAI dévoile Jalapeno, sa première puce IA
Conçue en partenariat avec Broadcom, la première puce d'OpenAI a été pensée pour fonctionner avec les modèles du créateur de ChatGPT et ceux d'autres entreprises pour moins cher. -
Alan enchaîne les levées de fonds pour nourrir ses ambitions
Trois mois après avoir levé 100 millions d’euros, la licorne française de l’assurance santé en ligne boucle un nouveau tour de table à 480 millions d’euros et fait entrer le fonds néerlandais Prosus et le family office britannique Dara Holdings au capital.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
Contenu de nos partenaires
-
« La goutte d'eau qui fait déborder le vase » : pourquoi la canicule accroît le risque de suicide
En période de canicule, les risques de conduites suicidaires augmentent significativement. Explications avec la psychiatre Marine Akkaoui, spécialiste de l’impact de la chaleur sur la santé mentale -
Oser le rosé le plus cher du monde?
À 190 euros la bouteille, le Clos du Temple de Gérard Bertrand s'est imposé comme le rosé le plus coûteux jamais commercialisé. -
La voile, un véritable soft power pour Loro Piana
Comment la griffe italienne Loro Piana, épitome du quiet luxury et sponsor de la Giraglia, a fait du nautisme un ultime laboratoire du luxe.